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On s'arrache les chalets à louer dans l'Est-du-Québec

Catherine Boucher | TVA Nouvelles

Les chalets à louer sont extrêmement populaires dans l'Est-du-Québec cet été. Certains affichent complet pratiquement jusqu'à la fin août, voire début septembre.

La fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard est assurément profitable pour les propriétaires de chalets et de cabines au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie.

En période de pandémie, les gens restreignent le nombre de leurs déplacements. La tendance est donc aux séjours de longue durée, ce qui fait que quelques réservations remplissent rapidement l’horaire de location.

«Je peux avoir au moins une cinquantaine de téléphones par jours! Je n'ai pas le temps de tous les retourner, on n'a plus de place. Ça va aller à la fin août avant qu'on ait de la place et même dans le mois de septembre», constate Thérèse Bélanger, gérante aux Cabines du phare, à Rimouski.

«Très tôt au mois de mai, on a eu une demande particulière d'un organisme qui fait du placement d'employés dans le monde de la santé. On est plein jusqu'en septembre et on a quelques demandes en septembre», poursuit Jean-Christian Theriault, nouvellement copropriétaire de la Résidence de Sainte-Luce.

Le camping est aussi à la mode cet été. La fermeture des frontières aux États-Unis incite les gens à s’installer en sol canadien pour leurs vacances et les terrains de camping de l’Est-du-Québec n’en font pas exception. Le camping KOA Bas-Saint-Laurent affirme observer une hausse de sa clientèle cette année. Ils doivent même refuser certains clients, faute de terrains disponibles.

Une saison touristique prometteuse 

Bien que le tourisme ait été sur la glace au plus fort de la pandémie, la reprise graduelle des activités permet de rattraper le retard cumulé.

Pour les hôtels, il est plus difficile de parler d’une tendance puisque les réservations se font habituellement à sept jours d’avis, alors que les gens s’y prennent plus à l’avance pour la location de chalets et de terrains de camping.

Somme toute, pour les complexes hôteliers de la région, le constat est plutôt encourageant.

«Des hôteliers affichent quand même de bonnes réservations. Somme toute, ça va vraiment bien, mais peut-être différemment que les chalets et les campings», mentionne Isabelle Poirier, responsable des communications pour Tourisme Rimouski.

Bien que la demande soit élevée, certains établissements demeurent disponibles pour la location. Il faut cependant peut-être payer un peu plus cher en raison de l’offre plus restreinte.