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Vivre à deux pour épargner

Ghislain Larochelle

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Illustration Adobe Stock

La vie en solitaire gagne du terrain au sein de la population canadienne. Mais une fois adopté, ce mode de vie peut avoir plusieurs répercussions négatives sur le portefeuille.

C’est le constat d’un rapport de Statistique Canada publié le 9 mars dernier, qui examine les caractéristiques des personnes vivant seules au Canada. 

Ce rapport expose plusieurs statistiques issues du dernier recensement, datant de 2016. Selon ce dernier recensement, la proportion de personnes âgées de 15 ans et plus vivant seules au Canada est passée de 9 % en 1981 à 14 % en 2016. Au Québec, c’est 18 % des 15 ans et plus qui vivaient seuls en 2016, ce qui représente la proportion la plus élevée dans toutes les provinces et territoires.

Vivre seul implique de payer pour l’intégralité des frais associés au logement. Au Canada, 41 % des personnes vivant seules se logent dans un logement considéré comme étant inabordable, c’est-à-dire qu’il représente au moins 30 % du revenu mensuel du ménage. En 2017 au Québec, toutes catégories confondues, les frais associés au logement occupaient 26,9 % du budget des ménages.

Moins cher, mais aussi plus payant

Les données présentées dans le tableau suivant s’appuient sur les moyennes comptabilisées par Statistique Canada ainsi que l’Institut de la statistique du Québec. 

Lorsque l’on compare les données des quatre logements, il devient évident que la vie à deux est plus économique que la vie en solitaire.

Mais le calcul va plus loin, puisque l’argent épargné pourra servir à quelque chose. 

Et ce quelque chose se définit en trois options : soit dépenser l’argent épargné, soit ne rien faire, sinon le faire fructifier. Cette troisième option pourrait être très avantageuse sur le long terme. Considérant le principe de l’intérêt composé (voulant que l’intérêt s’accumule sur les intérêts), vous pourriez accumuler une coquette somme en vue de la retraite ou pour un projet qui vous tient à cœur.

De plus, si vous choisissez l’option d’être propriétaire, vous accumulerez progressivement un capital en remboursant votre hypothèque. 

Ce capital pourrait éventuellement être réinvesti dans un projet d’investissement de plus grande envergure, par exemple dans l’acquisition d’un immeuble à revenus.

Conseils  

  • Que vous choisissiez de vivre seul ou à deux, assurez-vous que votre logement ne gruge pas l’intégralité de votre budget. Faites une bonne place à l’épargne.  
  • Si vous choisissez l’option d’acquérir une copropriété, il sera bon de vérifier que le fonds de prévoyance du complexe est suffisamment garni. Sans cela, advenant un imprévu ou bris majeur, vous pourriez vous retrouver dans l’obligation, avec les autres copropriétaires, de payer pour une dépense potentiellement élevée.