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Assouplissement des règles: deux élèves par banc dans les autobus scolaires

Daphnée Dion-Viens | Journal de Québec

Photo Stevens LeBlanc

L’assouplissement des règles concernant le transport scolaire pour la rentrée devrait simplifier la vie à de nombreuses familles, puisqu’il sera désormais possible d’assoir deux enfants par banquette à bord des autobus lors de la rentrée.

Québec a annoncé au réseau scolaire qu’il ne sera plus nécessaire de faire respecter une distance d’un mètre entre les élèves à bord des autobus scolaires, contrairement à ce qui avait été annoncé à la mi-juin.

Les enfants pourront s’assoir deux par banc, mais le port du masque sera obligatoire pour les élèves du secondaire. À la maternelle et au primaire, le couvre-visage sera «fortement recommandé», peut-on lire dans une lettre transmise au réseau scolaire mardi.

Les élèves devront s’assoir chaque jour à la même place, ce qui permettra de retracer plus facilement les contacts si un jeune était infecté à la COVID-19. 

Malgré ces assouplissements, «l’organisation du transport scolaire ne peut se faire comme en temps normal», si bien que les parents qui le peuvent sont priés d’assurer le transport de leurs enfants.

Ces nouvelles orientations font suite à «l’amélioration considérable de la situation épidémiologique» et permettront d’éviter des «défis logistiques importants», ajoute-t-on.

De 24 à 48 enfants 

Ces nouvelles règles font donc passer de 24 à 48 le nombre d’enfants qui pourront prendre place à bord des autobus scolaires cet automne. Au primaire, jusqu’à 72 élèves par véhicule pouvaient être transportés chaque jour.

Au centre de services scolaires des Navigateurs, sur la Rive-Sud de Québec, on a «bon espoir» que cet assouplissement permettra de «revenir aux critères d’admissibilité habituels», peut-on lire dans une lettre transmise aux parents.

L’obligation de tenir les élèves à un mètre de distance avait forcé le réseau scolaire à revoir complètement l’organisation du transport scolaire pour la rentrée et aurait privé des milliers d’élèves d’une place à bord d’un autobus jaunes.

Pour Sarah Paquet, mère de quatre enfants qui habite dans le secteur de Beauport, les changements étaient tellement importants qu’elle pensait «sérieusement» à retirer ses enfants du système scolaire.

En début de semaine, on lui avait annoncé qu’il n’y aurait plus de transport le midi ni d’autobus pour les élèves de maternelle, qui ont un horaire distinct. Des changements d’horaire étaient aussi envisagés pour permettre aux véhicules de faire des trajets en double, si bien que des élèves du primaire auraient pu monter à bord des autobus dès 6h30 le matin. «Ça n’avait pas de bon sens, c’était un gros casse-tête», lance-t-elle.

Mme Paquet espère maintenant que l’assouplissement des règles permettra à ses enfants de retrouver les mêmes services de transport qu’à l’habitude, même si plusieurs questions demeurent encore sans réponse.