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Biden dénonce la gestion «lâche» par Trump de la crise à Hong Kong

Agence France-Presse

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a dénoncé mercredi la gestion «lâche» par Donald Trump de la crise à Hong Kong, où une loi sur la sécurité nationale a été imposée par Pékin, promettant de durcir la position des États-Unis contre les violations des droits humains, s'il était élu.

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«Il n'est pas surprenant que Pékin agisse avec impunité», a estimé l'ancien vice-président Joe Biden dans un communiqué. «Encore et toujours, le président Trump abandonne nos valeurs et rassure les autocrates chinois sur le fait qu'ils ont quelqu'un qui pense comme eux à la Maison Blanche.»

«Là où Trump a été lâche, je serai fort, clair et cohérent dans la défense de nos valeurs», a assuré le démocrate.

Le président chinois Xi Jinping a promulgué mardi une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Le texte est accusé par ses détracteurs d'être une tentative de museler l'opposition à Hong Kong. Il prévoit que la justice chinoise soit compétente pour les «graves» atteintes à la sécurité et la prison à vie pour les crimes contre la sécurité nationale.

Ses premiers effets ont été constatés mercredi, lors de la répression d'une manifestation pour l'anniversaire de l'indépendance de ce territoire. 370 personnes ont été arrêtées, dont 10 pour violation présumée de la loi sur la sécurité nationale.

Fin mai, Washington avait déjà frappé fort en révoquant le statut commercial préférentiel de Hong Kong. Et le secrétaire d'État Mike Pompeo a prévenu mardi que de nouvelles représailles américaines n'étaient pas à exclure.

Mais le candidat Joe Biden s'est engagé mercredi à aller plus loin que cela, s'engageant -- s'il était élu -- à «faire appliquer complètement» des lois sur les droits humains à Hong Kong et dans le Xinjiang, où Washington ainsi que d'autres capitales occidentales accusent la Chine d'avoir interné dans la région au moins un million de musulmans, dans ce qu'elles appellent des camps de rééducation politique.

«Et j'imposerai des sanctions économiques rapides si Pékin étend sa censure jusqu'à nos rivages et tente de faire taire nos citoyens, entreprises et institutions», a-t-il prévenu.