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Des débris sauvagement abandonnés près des centres de dons et sur la rue

Erika Aubin | Journal de Montréal

Des gens ont fouillé dans les dons laissés devant le Village des valeurs, à Longueuil, mercredi.

Photo Érika Aubin

Des gens ont fouillé dans les dons laissés devant le Village des valeurs, à Longueuil, mercredi.

Des Québécois qui déménageaient mercredi ont abandonné sauvagement leurs vieux meubles et autres objets non désirables aux portes de centres de dons ou carrément dans la rue.

« C’est la folie dans les centres de dons », lance d’un rire résigné la gérante du Centre de dons à Longueuil, Laura Manole. 

D’une année à l’autre, la période des déménagements se ressemble. 

« Le matin, il y a des meubles et des électroménagers qui traînent devant la porte. On essaie de tout rentrer dans la journée. Puis, à la fermeture, les objets recommencent à s’accumuler », explique-t-elle. 

Le Journal a également remarqué que des passants fouillaient un tas d’objets qui obstruait la porte close du Village des valeurs, à Longueuil.

Boîtes qui débordent  

Des sacs à poubelle et des morceaux de mobilier jonchaient le devant d’un immeuble dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal.

Photo Agence QMI, Guillaume Pelletier

Des sacs à poubelle et des morceaux de mobilier jonchaient le devant d’un immeuble dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, à Montréal.

De nombreuses boîtes de dons débordaient et des personnes ont tout de même laissé des objets tout autour.

« Les gens mettent n’importe quoi à côté des boîtes. Ils les prennent pour des poubelles. Par exemple, nous n’acceptons pas les meubles et les électroménagers, mais ça n’empêche pas certains d’en laisser à côté », confirme le directeur administratif à Le Support, Alain Mongrain, en précisant que cette période des déménagements est « pire » qu’à l’habitude. 

Bon débarras  

D’autres se sont débarrassés de leurs vieux objets en les laissant à la rue. Certaines scènes étaient particulièrement frappantes à Montréal, a observé Le Journal.

Des déchets sur le trottoir à Montréal.

Photo Agence QMI, Elsa Iskander

Des déchets sur le trottoir à Montréal.

Des matelas, des fauteuils, des boîtes, des sacs de poubelle et même des téléviseurs jonchaient le trottoir à plusieurs endroits dans le quartier Parc-Extension, connu pour ses logements à prix modiques. 

Charles-Loïc Danan, chef marketing chez Corbeil, prévient des conséquences environnementales des appareils réfrigérants abandonnés. 

« Ils contiennent un gaz extrêmement polluant. Quand les ferrailleurs les ramassent, c’est seulement pour les métaux tandis que des compagnies, comme PureSphera, sont spécialisées pour collecter les appareils de réfrigération et de climatisation tout en détruisant leurs gaz nocifs. »

– Avec Elsa Iskander et Guillaume Pelletier, Agence QMI

Les citadins laissent environ 60 000 tonnes de débris à la rue chaque année pendant la période des déménagements.