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Intercar satisfaite des mesures allégées pour le transport scolaire

Jean Houle | TVA Nouvelles

La compagnie Intercar, qui assure le transport de 20 000 élèves au Saguenay-Lac-Saint-Jean, s’est réjouie de l’allègement des mesures dans le transport scolaire.

Ce sera presqu'un retour à la normale pour le transport scolaire à l'automne prochain. Les élèves pourront être deux par banquette, mais à une condition: les jeunes du secondaire devront porter le masque.

«Dans le fond, plus on accepte de monde dans nos autobus, plus c'est un retour à la vie normale», a soutenu le président d'Intercar Hugo Gilbert.

Les transporteurs scolaires s'étaient adaptés en prévision du retour en classe en mai dernier, alors que les autobus ne comptaient que des élèves du primaire comme passagers. Avec le retour des élèves du secondaire, il aurait été impensable de limiter à nouveau le nombre de passagers à 24.

Fini donc la distanciation sociale. Les élèves pourront s'asseoir deux par banc, autant que possible toujours au même emplacement. Le port du masque sera fortement recommandé pour les élèves du primaire, mais obligatoire pour les élèves de niveau secondaire.

«Ça nous permet de reprendre nos circuits de façon normale, tout en assurant la sécurité des jeunes, même s'ils sont moins à risque de contracter le virus», a dit le président.

Quel sera le pouvoir des chauffeurs pour faire appliquer le règlement? Qu'arrivera-t-il si un passager choisit de retirer son masque pendant le trajet? Des détails restent encore à régler.

«On a pris connaissance des dispositions cette semaine, et on a encore du temps pour régler ça», a dit Hugo Gilbert.

L'autre situation à régler concerne la cohabitation entre élèves du primaire et du secondaire. Intercar serait favorable à deux autobus différents, pour les quelques trajets concernés.

«Nous n'avons pas reçu de directive à ce sujet, mais ce serait notre réflexion, a expliqué le dirigeant. Pourquoi ne pas prévoir deux autobus pour les rares circuits où des enfants des deux niveaux sont normalement dans le même autobus?"

Quelques chauffeurs de 70 ans et plus avaient renoncé à rentrer au travail en mai dernier. Il est possible que des postes doivent être pourvus en prévision de la rentrée.

«Ceux qui ont 70 ans et plus, et qui vivent avec des personnes atteintes de maladies chroniques, avaient préféré ne pas courir de risques ce printemps, a dit le président. On ne sait pas encore quelle sera leur décision à la rentrée scolaire.»

Les transporteurs scolaires sont toujours en attente de compensations par Québec à la suite des mesures sanitaires mises en place le printemps dernier.