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Moins d’animaux abandonnés cette année en raison d’un déménagement

TVA Nouvelles

Certaines histoires tendent à se répéter chaque année lors de la période des déménagements.

Tandis que des gens laissent derrière eux des biens qu’ils ne veulent plus, d’autres abandonnent leurs animaux de compagnies pour un nouveau logement. 

Cette année toutefois, les abandons dus à un déménagement ont chuté de 43% comparativement à l’an dernier à la SPA de Québec.

«Les gens pendant la pandémie ont passé de bons moments avec leurs animaux en étant confinés à la maison pour probablement revaloriser l'appréciation qu'ils avaient pour leurs animaux», avance Félix Tremblay, directeur général de la SPA de Québec.

À son avis, ceci s’explique possiblement en raison d’une conscientisation de la part de propriétaire d’animaux.

«Probablement qu'il y en a plusieurs qui ont choisi de les conserver parce qu'ils se sont rendu compte que c'était un membre de la famille important et probablement qu'il y a des gens aussi qui ont renoncé à l'abandon», dit M. Tremblay.

Chez l’organisme d'adoption Chats sans abri, la situation est plutôt stable. On ne remarque ni une hausse ni une baisse par rapport à l'année dernière, mais chaque abandon en est un de trop.

«Un chat qui change de place vit un stress énorme. Il ne comprend pas ce qui arrive, il est pris dans une cage et avant, il était en liberté dans une maison», explique Vicky Francoeur, coordonnatrice de l’organisme.

Les répercussions sur la santé et le comportement du félin peuvent être multiples, soutient-elle.

«Il va développer de l'agressivité, il peut arrêter de manger, il peut tomber malade. Donc, c'est beaucoup de soins à apporter à ces chats-là», indique Mme Francoeur.

Si les abandons diminuent, c'est tout autre pour les adoptions. En fait, dès 6 heures ce matin, plusieurs personnes étaient déjà en file devant les bureaux de la SPA de Québec, non pas pour y laisser leur chat ou chien, mais bien pour s'en procurer un.

«Au mois de juin, on a une augmentation de 50%. Donc, pour nous, c'est vraiment un scénario idéal. Les gens abandonnent moins, les animaux restent chez nous moins longtemps et les gens adoptent davantage. On espère vraiment que les gens ont adopté des comportements responsables», souhaite Félix Tremblay.

Malgré ces signes encourageants, la SPA de Québec reste sur ses gardes. L’organisme craint que la vague d'abandon soit simplement reportée de quelques semaines, voire quelques mois.