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Patrouille de sensibilisation sur les plans d’eau

TVA Nouvelles

Un autre endroit où imprudence et tragédie vont souvent de pair, c'est sur les cours d'eau. 

Depuis le début de la saison, on dénombre déjà 35 noyades. À pareille date l'an dernier, on en comptait 27.

Une patrouille de sensibilisation bien spéciale, avec la vice-première ministre Geneviève Guilbault, est allée à la rencontre des plaisanciers jeudi.

La ministre de la Sécurité publique voulait ainsi observer le comportement des plaisanciers.

«Si on veut avoir des belles anecdotes de vacances à raconter plutôt que des drames à affronter, respectons les consignes de sécurité», martèle Mme Guilbault. 

«Dans le fond, on va tout vérifier les équipements de sécurité de l'embarcation. On commence par la preuve de compétence ainsi que le permis de petit bâtiment du véhicule», indique un des patrouilleurs de la Sûreté du Québec.

Ce dernier estime que le corps policier peut faire de 8 à 10 interventions par jour les fins de semaine où la météo est clémente.

Au Québec, près des trois quarts des noyades surviennent dans des eaux naturelles: une rivière (33%), un lac («29%) ou le fleuve (8%). Viennent ensuite les piscines de toute sorte (13%). 

Plusieurs facteurs sont mis en cause dont l’alcool et la drogue. 

Les données du gouvernement publiées dans «Faits saillants sur les noyades (2009 – 2015)» montrent aussi que le gilet de sauvetage est aussi peu porté et souvent mal porté. 

La proportion des victimes qui portaient correctement leur vêtement de flottaison individuel n'est que de 14%.

Les gens respectent beaucoup les consignes de sécurité, donc ça, c'est très encourageant. Il reste que jusqu'à présent, cette année, on a plus de noyades qu'à pareille date l'an dernier. C'est dangereux de ne pas suivre les règles sur un plan d'eau», conclut la ministre Guilbault.

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