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STM : Les chauffeurs encore loin d'être «encabanés»

Guillaume Pelletier | Agence QMI

Joël Lemay / Agence QMI

Alors que l'achalandage dans ses bus continue d'augmenter, la Société de transport de Montréal (STM) n'a pas encore commencé l'installation des barrières de protection pour les chauffeurs à l'avant de ses autobus.

• À lire aussi: Les passagers devront de nouveau embarquer à l’avant des autobus

Déjà, au début mai, la STM écrivait dans une correspondance interne qu'elle finalisait des tests en vue de faire l'acquisition de cloisons de plastique pour protéger les postes de ses chauffeurs de bus. Cette mesure vise à réduire les risques de propagation de la COVID-19.

Près de deux mois plus tard, leur installation n'a toujours pas débuté, confirme le transporteur.

«Nous devons valider la résistance du panneau avant d'entreprendre l’installation à plus grande échelle», explique une porte-parole de la STM, Amélie Régis. Cette dernière précise que neuf bus sont équipés de panneaux de protection afin d'effectuer des tests.

Selon un document adopté à la séance du conseil d'administration jeudi soir, la STM chiffre à 2,7 M$ les dépenses faites pour l'acquisition du matériel nécessaire pour l'installation des cloisons. Le montant inclut l'achat de 2430 kits d'installation, de neuf prototypes et la fourniture de pièces de rechange.

Rappelons que ces barrières physiques devraient être installées progressivement dans l'ensemble des autobus de l'opérateur d'ici la fin du mois d'août. Cela permettra aux usagers d'embarquer par la porte avant et de valider leur titre de transport.

Pour le moment, tous les embarquements se font par les portes arrière.

La STM communiquera en temps et lieu les noms des lignes de bus où l’embarquement s’effectuera par l’avant.

Déjà installées ailleurs 

L'opérateur exo a déjà complété l'installation de barrières de type plexiglas à l'avant de ses véhicules. Les trois quarts de ses bus ont une seule porte et ne permettent pas l'embarquement par l'arrière, ce qui explique la mise en place rapide de barrières physiques.

Depuis mercredi, exo a également repris progressivement la perception des titres de transport à bord de ses 241 lignes de bus sur les couronnes nord et sud de Montréal.

Depuis près d'un mois, l’espace chauffeur des autobus de la Société de transport du Saguenay est équipé de cloisons de protection. Même chose du côté d'Ottawa où un tel dispositif a été aménagé à l'avant de tous les autobus de l'opérateur OC Transpo.

L'installation de telles barrières est conforme aux recommandations émises par la CNESST.

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