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Difficile cohabitation sur la rivière Saint-Maurice à Trois-Rivières

Cassandre Forcier-Martin | TVA Nouvelles

La cohabitation entre les motomarines, embarcations à moteur, canots, kayaks et planches à pagaie devient difficile sur la rivière Saint-Maurice.

Le cours d'eau est plus populaire que jamais.

«Si demain on enlève la signalisation dans notre ville, les gens vont rester à la maison parce que ça va être chaotique! C'est exactement ce qui se passe sur notre rivière», lance le président du club de canot-kayak Radisson de Trois-Rivières, Richard Dober.

Le gestionnaire trouve les risques trop élevés. À tel point qu'il a arrêté tous les camps-écoles de son club. «Je dois penser comme un bon père de famille. Je ne peux pas assurer la sécurité des jeunes sur l'eau!»

Trop d'accidents

La région Mauricie-Centre-du-Québec fait partie des plus touchées par les cas de noyades au Québec. 

Le plus récent rapport de la Société de sauvetage du Québec révèle que la Mauricie-Centre-du-Québec arrive au deuxième rang, après les Laurentides, avec 18 décès liés à l'eau impliquant une navigation récréative en six ans. 

Puis, seulement depuis le début de l'année, la région dénombre six noyades.

De nouvelles mesures

La Ville de Trois-Rivières, en collaboration avec le club Radisson, a décidé d'agir. L'administration investit 15 000 $ pour augmenter la signalisation sur la rivière. Seize nouvelles bouées seront installées dans les prochaines semaines.

«Sur les bouées on va lire ''Ralentissez, ne faites pas de vague» tout simplement. Puisque pour l'instant on ne peut pas diminuer la vitesse permise», souligne le conseiller du district du Carmel, Pierre Montreuil.

Parallèlement, la police de Trois-Rivières compte multiplier les patrouilles nautiques sur son territoire. Les policiers sur l'eau s'assurent, entre autres, de faire respecter les consignes suivantes: disposer d’un nombre suffisant de vestes de flottaison conformes pour le nombre de passagers dans l’embarcation; avoir à bord l’ensemble des équipements de sécurité fonctionnels; respecter les règles de conduite qui sont les mêmes que celles qui s’appliquent à un conducteur de véhicule routier en ce qui a trait aux capacités affaiblies.

La Ville et les acteurs du milieu rédigent également un dossier qui sera présenté à Transports Canada dès septembre. Avec une autorisation du fédéral, de nouvelles bouées pour limiter la vitesse pourraient être installées sur la rivière dès 2021.