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D’inoubliables «Histoires de filles» pour Marie-Chantal Perron

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

ART-LÉO

PHOTO COURTOISIE/TVA et Productions Zone 3 et Match TV

Marie-Chantal Perron a fait partie de l’aventure «Histoires de filles» du début à la fin de la «sitcom», qui fut jadis une valeur sûre de TVA, de 1999 à 2008. Valeur sûre à un point tel que la comédie, qui mettait également en vedette Guylaine Tremblay, Nathalie Mallette et Catherine Lachance, fait encore les beaux jours de Prise 2!

Plus de dix ans après la fin de ce beau périple, la comédienne de 53 ans s’attendrit toujours des moments de complicité partagés avec ses partenaires de jeu, parmi lesquels figuraient aussi Mario Jean, Yves P. Pelletier, Michel Laperrière, Guy Jodoin et Laurent Paquin. L’interprète de la mère de famille rangée Marie-Jo, qui s’émancipait en cours de série pour devenir la colocataire de ses copines, revient sur les faits saillants de cette inoubliable époque.

- Marie-Chantal, «Histoires de filles» joue encore à Prise 2, 12 ans après la fin de la série...

- «Ben oui, je le sais, je reçois des chèques! (rires)»

- Est-ce que tu trouves que ç’a bien vieilli? Comment cette émission résonne en toi, après toutes ces années?

- «Je ne peux pas dire que je le regarde. Mais ce que je remarque, c’est à quel point les gens continuent, eux, de le regarder, et combien ils aiment cette belle "gang" d’amis. Ça garde un aspect très sympathique, convivial. Les textes étaient bons. On avait aussi énormément de plaisir à le faire entre nous. Parfois, il fallait se serrer les fesses pour éviter les fous rires ; jouer avec ti-Guy Jodoin, Laurent Paquin... On était tous des tannants! (rires)»

«Ç’a quand même duré 10 ans. Des liens se sont créés ; j’ai vu des couples se former et se séparer, des bébés naître, des peines qu’on a consolées... On a vécu beaucoup de choses pendant 10 ans. Artistiquement, je crois que la qualité est toujours là aujourd’hui, comme elle l’était à l’époque. C’est comme une bonne soupe Lipton!»

- Où en étais-tu dans ta vie et ta carrière quand tu as obtenu le rôle de Marie-Jo, il y a 20 ans?

- «J’étais au début de la trentaine. J’étais sortie de l’École nationale de théâtre en 1989, dix ans plus tôt. "Histoires de filles" a été un bon déclencheur, qui m’a fait voir et m’a amené plein d’autres opportunités, dont le film "La Mystérieuse Mademoiselle C", pour ne nommer que ce projet. Jusque-là, je travaillais, mais "Histoires de filles" a solidifié ma place à la télévision. On était là chaque semaine, les gens se sont attachés à nos personnages et aux actrices qu’on était. Louis Saïa (créateur de la série, NDLR) m’a donné une belle opportunité de carrière, d’autant plus que ç’a duré dix ans. Seulement au niveau financier, on avait un beau travail assuré d’année en année, puisque ça revenait tout le temps. Combien de projets ont duré 10 ans (à la télévision québécoise)? On peut les compter sur les doigts de la main, presque!»

- Dirais-tu qu’«Histoires de filles» avait une touche féministe à l’époque, et même encore aujourd’hui?

- «Avec le recul, je dirais que oui. Les quatre personnages principaux étaient quatre filles, avec des enjeux de filles. Oui, Louis Saïa a eu un regard précurseur. Même si on était entourées de gars, le nœud de l’histoire, c’était les quatre filles. C’était une comédie, et on était capables de faire rire autant que n’importe quel gars.»

- Avant le confinement, tu jouais dans les pièces «Les voisins» et «Tanguy», et tu t’apprêtais à tourner dans la deuxième saison de «Cerebrum». Comment occupes-tu ton temps depuis le début de la pandémie?

- «Je fais des masques pour mes amis. J’appelle ça mon projet pandémique! Je les contacte et leur envoie par la poste des beaux masques Dandine, avec des beaux tissus, des cerises, des Flamants roses et des beaux carreautés. C’est ma façon de rester alerte, parce que je travaille avec mes mains. De savoir que, dans quelques jours, quelqu’un va crier en ouvrant une enveloppe, ça me fait chaud au cœur. C’est toujours un bon remède, aider les autres pour s’aider soi-même!»

«Histoires de filles», du lundi au jeudi, 19 h, à Prise 2. Marie-Chantal Perron lançait, peu avant la pandémie, le roman illustré «copine et Copine», coécrit avec Kim Nunès et Tammy Verge, paru aux Éditions de l’Homme.