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Une découverte utile contre l’inflammation

Jean-François Racine | Journal de Québec

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Romolo Tavani - stock.adobe.com

La combinaison de deux peptides naturels pourrait devenir efficace pour réduire les dommages causés par les infections de COVID-19 selon une récente étude canado-américaine.

Une collaboration entre l’Université de Toronto et le National Jewish Hospital de Denver a permis de faire une nouvelle découverte qui pourrait être utile pour lutter contre l’inflammation et les maladies respiratoires comme la COVID-19.

L’étude a été publiée dans Cell Reports, une revue scientifique américaine qui couvre tous les champs de la biologie. Elle a été financée par une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Amortir l’inflammation

Appelée TAT CARMIL1, la découverte consiste en deux peptides naturels qui, lorsqu’ils sont combinés, travaillent ensemble pour pénétrer la membrane d’une cellule afin d’amortir une réponse inflammatoire aiguë.

Dans cette première étude, le peptide a réduit la dégradation du collagène jusqu’à 43 %. S’il est déployé suffisamment tôt, selon les chercheurs, le peptide pourrait même apaiser certains des pires dommages causés par les réponses inflammatoires aiguës.

Lorsque le corps est submergé par des infections telles que celles causées par la grippe, le H1N1 ou la COVID-19, il peut libérer un flot de cytokines dans le corps. Dans ces cas, les cytokines anti-infectieuses peuvent causer de graves dommages au corps.

Le Dr Greg Downey, pneumologue et coauteur de l’étude, qualifie la découverte de peptides d’«excitante».

Une précision unique

Le peptide combine un segment d’une protéine naturelle, le CARMIL1, avec un «véhicule» peptidique, le TAT, qui amène le CARMIL1 directement dans la cellule. Cela permet au CARMIL1 de calmer la tempête inflammatoire.

La découverte serait unique par sa précision. «Nous pensons que la nature inhabituelle de cette voie pourrait limiter ses effets secondaires», a expliqué Chris McCulloch, professeur et coresponsable de l’étude.

«Il s’agit d’une voie précise pour traiter un problème précis», explique le Dr Downey.

La découverte pourrait aussi un jour devenir un allié utile dans la lutte contre tous les types d’inflammation.