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Bienvenue à la boîte de nuit masquée

Alex Proteau | Agence QMI

ALEX PROTEAU/24 HEURES/AGENCE QMI

Dans les boîtes de nuit, une chose a changé depuis la COVID-19 : le masque ne se porte plus sur les yeux comme dans les bals masqués, mais sur la bouche et le nez. Des établissements montréalais, comme La Voûte et le Joverse, en obligent carrément le port.

Ces deux bars situés dans le Vieux-Montréal distribuent des masques jetables à leurs clients lorsqu'ils entrent, et leur demandent de les porter sauf lorsqu'ils sont assis à leur table et prêts à consommer.

«C’est sympa quand même», a mentionné Olivia, une jeune femme venue passer son vendredi soir à La Voûte avec son amie Mélanie. Elle affirmait que la chaleur causée par le port du masque ne l'empêcherait pas d'avoir du plaisir.

«De dire qu’il faut des masques et qu’ils [les bars] en distribuent, ça me rassure», a ajouté Mélanie.

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Important

Pour le propriétaire de La Voûte, Nazim Tedjini, il est très important que les règles gouvernementales soient respectées à la lettre. «Si les bars et autres industries ne respectent pas les règlements et que les gens agissent comme s’il n’y avait pas la COVID-19, on va se faire fermer d’ici trois semaines et je serai l’un des plus grands perdants», soutient-il.

C'est pourquoi il a dépensé plus de 20 000 $ en achat de matériel sanitaire, comme des panneaux de plexiglas pour séparer les clients les uns des autres. Il s'est aussi assuré d'avoir assez d'employés pour veiller au grain.

«J’ai gardé le même effectif que j’avais avec ma capacité initiale de 520 personnes pour accueillir 230 personnes», a affirmé M. Tedjini.

Au Joverse, quelques coins de rue plus loin, la température des clients est prise dès l'entrée à l'aide d'une machine. Si elle dépasse les 37 degrés Celsius, le visiteur se voit refuser l'entrée.

Le propriétaire de l'endroit, Matt Guerguerrian, veut que son établissement soit un modèle pour ses homologues, qui ne respectent pas toujours les règles. «On a mis en place les mesures qu’on pensait qui étaient les plus réalistes dans le temps que l’on vit présentement», dit-il.

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Musique

Avec le coronavirus, la nature de plusieurs boîtes de nuit se voit modifiée.

«Ce n’est plus un club, c’est un lounge. Places assises, musique beaucoup plus relaxe, tout est distancé», a détaillé M. Tedjini.

La musique choisie peut effectivement éviter des rapprochements de façon presque aussi importante que des panneaux de plexiglas.

«C’est un peu tricky. Notre job, en premier, c’est de faire danser notre monde. C’est un changement complet dans la direction de la soirée», a expliqué le disc-jockey Zack Cola, qui animait la soirée à La Voûte.

Il trouvait tout de même une satisfaction à être aux platines en cette soirée d’ouverture. «Ce n’est pas parce que je ne peux pas les faire danser que je ne peux pas améliorer leur soirée», a-t-il dit, prêt à faire face au défi. «Il n’y a rien qui va topper ça. C’est une soirée mémorable pour toute la vie.»

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