/news/coronavirus

Les mariés de la pandémie: «Ce n'est pas la COVID qui va nous arrêter»

Simon Dessureault | Journal de Montréal

Dossier mariages

Photo courtoisie

La pandémie n’empêchera pas deux amoureux de se marier cet été, alors que des deuils familiaux et diverses épreuves repoussent leur union depuis six ans.

• À lire aussi: Se marier en pleine pandémie: un défi pour les couples et l’industrie

• À lire aussi: Vers une saison record pour les mariages à l’été 2021

Steve Chayer, 36 ans, et Mélanie Lupien, 38 ans, sont fiancés depuis le 14 septembre 2009.

« J’ai cependant appris cette même année que ma mère avait un cancer et j’ai dû m’occuper d’elle », a raconté Mélanie qui est enfant unique, tout comme sa mère.

Steve a cependant demandé Mélanie en mariage quelques années plus tard, le 18 mai 2014.

« Mais j’ai perdu mon emploi cinq mois plus tard et on a eu quelques problèmes financiers, alors que mon conjoint ne peut pas travailler pour des questions de santé, a ajouté Mélanie. On se disait donc que c’est parce qu’on n’est pas dû, on va remettre ça à l’année prochaine. »

Mais les malheurs n’allaient pas s’arrêter là pour le couple de L’Épiphanie, alors que Mélanie a perdu sa mère, son beau-père et son grand-père en cinq mois, entre octobre 2018 et mars 2019.

« Et un important dégât d’eau a inondé le sous-sol de la maison de ma mère dont j’avais hérité, a-t-elle raconté. On venait de terminer d’importantes rénovations. »

Le coronavirus 

Et en avril 2019, ils ont annoncé à leur monde qu’ils se mariaient en avril 2020.

Ils ont alors envoyé 125 invitations via des faire-part Save the Date avec des photos prises par un photographe professionnel où les deux sont habillés en mariés.

« J’ai dit à Mélanie en riant en janvier 2020 : “bon là qu’est-ce qui peut nous arriver encore pour nous mettre des bâtons dans les roues” ? » s’est rappelé Steve.

Eh bien ! le destin de la COVID a frappé lors de leur retour d’un voyage à Las Vegas le 11 mars dernier, alors que le gouvernement du Québec ordonnait le confinement dans les jours suivants.

« On a espéré, on a attendu jusqu’au 1er juin et j’étais aussi en mode panique parce que tous mes contrats de mariage étaient reportés », a dit Mélanie qui travaille dans la décoration, où elle a justement des contrats pour des mariages.

À huis clos 

Elle a donc ouvert une page Facebook pour les invités. Elle a fait un sondage pour savoir s’ils accepteraient qu’ils célèbrent leur union cette année à huis clos, comme le gouvernement le permet.

En ajoutant bien sûr qu’ils feraient une cérémonie de renouvellement de vœux à l’église l’an prochain. « Tout le monde était d’accord et personne n’était fâché, s’est enthousiasmée Mélanie. Ça nous a donné un boost pour aller de l’avant. »

Ils se marieront donc le 18 juillet à l’église de Saint-Jacques avec un prêtre, deux témoins et les deux filles de Mélanie.

« Ça fait six ans qu’on reporte, il nous arrive toujours quelque chose, mais là, ce n’est pas la COVID qui va nous arrêter », conclut le futur marié.