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Vers une saison record pour les mariages à l’été 2021

Alex Drouin | Journal de Montréal

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En raison de tous les mariages reportés à l’an prochain, certains fournisseurs craignent de ne pouvoir répondre à la demande pour l’été 2021, qui s’annonce déjà très achalandée. 

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« On va saigner du nez ! », lance à la blague la propriétaire de l’entreprise WN Événement, Stéphanie Allard.

« On va avoir de la broue dans le toupet », allègue le président de Carte Blanche, Robert Ledoux, qui prévoit déjà que son entreprise devrait atteindre un chiffre d’affaires de 150 % à l’été 2021.

Le Journal s’est entretenu avec plusieurs organisateurs de mariages, qui ont tous vu une large proportion de leurs contrats être repoussée à l’été 2021 en raison de la pandémie.

« Il reste encore des dates de disponibles, mais il se pourrait qu’on refuse des clients, car il y a de moins en moins de disponibilités », souligne Élisabeth Boudreau, propriétaire d’Élisabeth B. Mariages et Événements, à Québec.

Pas juste les samedis

Dans nos mœurs, la plupart des mariages sont célébrés les samedis. Or, Mme Boudreau n’a pas hésité à demander à certains de ses clients s’ils accepteraient de célébrer leur amour vendredi ou dimanche en raison des disponibilités qui commencent à se faire rares.

Ce faisant, certains organisateurs n’auront d’autres choix que de planifier de trois à quatre mariages par fin de semaine, alors qu’ils se limitent généralement à deux.

« On va devoir engager davantage de personnel, car ce sont des journées qui sont très longues et épuisantes. On débute à 6 h et on termine à 2 h du matin », explique Mme Allard.

Coûts plus élevés ?

Cette situation pourrait avoir des répercussions sur les coûts, estiment plusieurs fournisseurs.

« S’il nous faut plus de serveurs sur un événement, la structure de coût va changer un peu », expose Marc-André Chartier, directeur du service traiteur du Groupe Restos Plaisirs.

« Ça ne va pas augmenter de 500 $, mais il va y avoir une certaine augmentation de leur part alors il faudra, nous aussi, prendre des décisions à savoir si on ajuste nos prix », ajoute Mme Allard.

Mariages à l’année

Le manque de disponibilité des salles de réception pourrait aussi amener certains couples à se marier en hiver, analyse Mélanie Goulet, à la tête de La Marieuse.

Déjà, à l’Auberge Saint-Antoine à Québec, des unions sont prévues cet hiver. Et les prix sont souvent plus avantageux qu’à l’été, confirme la directrice des ventes, Cynthia Trudel.

— Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne