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L’OMS met fin à ses essais cliniques sur l’hydroxychloroquine

Agence QMI

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, samedi qu’elle mettait un terme à son étude sur l’hydroxychloroquine comme possible traitement pour la COVID-19. 

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L’OMS a indiqué, par voie de communiqué, qu’elle a pris cette décision à la suite des recommandations du comité directeur international sur les recherches sur le virus. Les scientifiques suspendront également les recherches sur l’association du lopinavir et du ritonavir, qui est un traitement reconnu contre le VIH.

Le groupe de recherche a annoncé ses conclusions sur le sujet le 1er et le 2 juillet derniers, lors d’un sommet de l’OMS sur la COVID-19.

«Les résultats intérimaires montrent que l’hydroxychloroquine et le lopinavir/ritonavir n’entraînent que peu ou pas de réduction de la mortalité des patients hospitalisés pour la COVID-19, comparativement à un traitement standard», a indiqué l’organisme.

À l’inverse, l’utilisation de ces produits n’a pas entraîné de mortalité supplémentaire. Les résultats de cette recherche n’affectent pas les études concernant les patients non hospitalisés ou les traitements de prévention, a fait savoir l’OMS.

Les traitements à la chloroquine et à l’hydroxychloroquine ont beaucoup fait jaser lors des derniers mois, certains vantant ses mérites, tandis que d’autres ont rappelé les risques de son utilisation. Au mois d’avril, Santé Canada avait averti la population en ce sens.

Les deux médicaments peuvent entraîner de graves effets secondaires, comme des troubles du rythme cardiaque. Aucun médicament pour prévenir la COVID-19 n’a depuis été commercialisé, même si le Canada a indiqué effectuer des essais cliniques sur ces deux produits.

En France, le populaire microbiologiste Didier Raoult est un grand défenseur de l’utilisation de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine. Ses recherches ont toutefois été très critiquées par la communauté scientifique. De son côté, Donald Trump a décrit le médicament comme «un don du ciel».

Sur les médias sociaux, les termes «chloroquine» et «hydroxychloroquine» sont devenus plus populaires que jamais et apparaissent souvent dans les multiples théories du complot circulant sur le web.

On se sert généralement de ces médicaments comme traitement pour l’arthrite et son utilisation est fortement supervisée par les hôpitaux.