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Les «super-infirmières» en renfort dans les CHSLD

TVA Nouvelles

Avec les nombreux décès que le Québec a connus en CHSLD, comment s'assurer que le coronavirus ne s'introduise pas de nouveau dans les centres d'hébergement? Les infirmières praticiennes spécialisées seront peut-être appelées à jouer un rôle de plus en plus important.

Pendant la crise sanitaire, de nombreux médecins sont venus en renfort sur tout le territoire. Ils sont passés de 50 à 80, dans l'espoir de sauver le plus grand nombre de personnes âgées. Mais pendant ce temps, d'autres personnes âgées attendaient de faire leur entrée en CHSLD, alors que les admissions avaient été suspendues.

Il fallait donc trouver une solution pour recevoir à nouveau des résidents sans faire naître de nouveaux foyers d'éclosion de la COVID-19.

Pour s'assurer que les personnes âgées soient admises en CHSLD, on a créé une zone tampon. Ce sont des infirmières praticiennes spécialisées qui s'en occupent. 

Elles ont d'abord donné un coup de main dans un hôtel de Montréal, quand est venu le temps d'isoler des malades, au début de la pandémie. L'expérience a été si bénéfique qu’on leur a confié une nouvelle mission.

Ce sont elles qui font tout le processus d'admission, le suivi de patients et le processus de congés, donc de transfert vers leurs milieux de soins éventuels.

«On est là tous les jours, on assure une présence, pour l'instant c'est cinq jours par semaine. On travaille avec l'équipe de soins infirmiers en collaboration aussi, donc on prescrit des prises de sang, des examens diagnostics aussi», explique Marie-Christine Laramée, infirmière-praticienne spécialisée. 

Le projet pilote fonctionne très bien. Elles n'avaient auparavant jamais soigné de gens âgés.

Le CIUSSS de l'Est-de-l'Île souhaite que les IPS de première ligne jouent un rôle de plus en plus grand dans les CHSLD.