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Peu d'optimisme chez les entreprises canadiennes

Agence QMI

Bloc entrepôt exportation entreprise exportations

Photo d'archives, Fotolia

Les entreprises canadiennes n’anticipent pas une reprise rapide de l’économie au niveau d’avant la COVID-19, selon une enquête dévoilée lundi par la Banque du Canada. 

D’après des entrevues menées de la mi-mai au début juin, «la confiance dans l’ensemble des régions et des secteurs est en territoire très négatif en raison des répercussions de la pandémie de COVID‐19 et de la chute des prix du pétrole», a précisé l’institution fédérale.

Par exemple, l’indicateur général de confiance des entreprises se situe à des niveaux jamais vus depuis la crise financière mondiale de 2007-2009.

Le sentiment que les ventes futures seront médiocres d’ici un an est généralisé, selon la Banque du Canada. Par exemple, la moitié des exportateurs prévoient une baisse de leurs ventes à l’étranger dans les 12 prochains mois.

«Cela laisse présager une forte baisse des exportations à court terme. Dans l’ensemble, ce sont surtout les exportateurs du secteur des services qui expriment des perspectives de ventes négatives», a mentionné la Banque qui ajoute toutefois que bien des manufacturiers comptent sur un redressement complet de leurs exportations d’ici 12 mois.

De plus, les entreprises comptent réduire «considérablement» leurs investissements d’ici un an. La baisse de la demande intérieure, les restrictions visant les exportations et les préoccupations quant à leurs affaires sont les raisons évoquées pour limiter leurs dépenses.

Les perspectives d’investissement n’ont d'ailleurs jamais été aussi faibles que depuis la crise de 2007-2009.

Reprise timide de l’emploi

L’embauche de personnel risque aussi de se faire au ralenti, selon cette enquête. L’indicateur des intentions d’embauche demeure positif parce que plus de la moitié des entreprises qui ont récemment fait des licenciements veulent regarnir certains postes affectés d’ici un an. Toutefois, «bon nombre de répondants n’envisagent pas d’augmenter leurs effectifs, souvent du fait qu’ils redoutent de faibles ventes», a noté la Banque.

Signe que le marché de l’emploi n’est pas vigoureux, la proportion d’entreprises faisant état de pénuries de main-d’œuvre a fortement reculé. «Plusieurs répondants ont fait valoir qu’ils n’auraient pas de mal à pourvoir des postes au besoin vu l’élargissement du bassin de main-d’œuvre disponible depuis le début de la pandémie. Quelques-uns ont cependant noté que la Prestation canadienne d’urgence leur compliquait la tâche de garder leurs employés ou d’en embaucher de nouveaux», a affirmé l’organisme fédéral.

Finalement, en raison de la faiblesse de la demande, les entreprises canadiennes s’attendent à une croissance marginale de leurs coûts de production, de leurs prix ou de l’inflation en général.