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Un engouement pour l'autocueillette de fraises

Catherine Boucher | TVA Nouvelles

La sécheresse n'a pas joué de tour à la production de petits fruits, cette année. Au contraire, l'autocueillette a débuté près d’une semaine avant la saison régulière lundi à La Fraise du Bic, à Rimouski.

Pour assurer une bonne croissance des fruits, les employés se sont assurés d'irriguer régulièrement les champs. Les conditions météorologiques ont aussi joué en leur faveur.

«Après les vagues de chaleur, les fruits ont commencé à se développer et les températures sont un peu plus fraîches. Il y a du soleil, on continue d’irriguer et ça, c’est bon pour le fruit. Les trois dernières années, ça n’allait jamais avant le 10-11 juillet et cette année, on a ouvert plus tôt et on ne manque pas de fraises», a expliqué le propriétaire de La Fraise du Bic, Mathieu Chenard.

Pandémie oblige, la ferme est divisée en deux: l'achat de paniers déjà remplis se fait à l'accueil et l'autocueillette débute au chapiteau, à l'arrière. Nul besoin d'apporter son propre contenant, puisque des paniers vides de 1,5 litre et de 3 litres sont fournis aux clients afin de limiter les manipulations. La désinfection des mains à l'entrée est une priorité.

Victimes de leur popularitéUne heure avant l’ouverture, les gens étaient nombreux à attendre devant le commerce, impatients de se procurer des fraises et des camerises. Un bris de l’un des deux véhicules qui assure le transport des récoltes dans les champs a rendu la tâche plus difficile lundi matin afin d’approvisionner les clients.

«On a été un peu pris de court, il y a un fort achalandage. On ouvrait à 9 h ce matin et, déjà, à 8 h, il y avait une file», a raconté M. Chenard.

«On s’est dit "ça ouvre, on y va!" On est patient! On n’est pas capable de s’en procurer à l’épicerie et on sait qu’ici elles sont bonnes, on veut aussi encourager local», a mentionné une cliente croisée par TVA Nouvelles.

La Fraise du Bic connaît un fort succès chaque année, si bien que les récoltes se vendent maintenant exclusivement sur place. La demande est si grande que l'entreprise ne dessert plus les commerces ni les marchés publics.