/news/coronavirus

Une famille s’exile en forêt pour l’été

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Alexandra Simard, son conjoint, Sébastien Harry Deschênes, et leurs trois enfants vivront dans cette tente-roulotte tout l’été.

Photo courtoisie

Alexandra Simard, son conjoint, Sébastien Harry Deschênes, et leurs trois enfants vivront dans cette tente-roulotte tout l’été.

Une petite famille a quitté au début juin son appartement du quartier Limoilou pour aller habiter tout l’été en pleine nature au nord du Lac-Saint-Jean, avec pour seul toit une tente-roulotte, tout en vivant dans la simplicité volontaire et loin du stress de la pandémie.

Alexandra Simard, son conjoint, Sébastien Harry Deschênes, et leurs trois enfants de 10 mois, 3 ans et 5 ans ont quitté la ville le 2 juin pour vivre cette expérience hors du commun. 

Mme Simard possédait le café Ô Village, dans le quartier Limoilou, à Québec. Le petit commerce à vocation familiale n’a malheureusement pas survécu au choc économique engendré par la pandémie.

Son conjoint, musicien dans le groupe Dance Laury Dance, a également vu ses projets musicaux mis sur pause, à cause de la crise sanitaire.

«Je n’avais rien qui me retenait ici, tous les astres étaient alignés pour qu’on se lance dans cette aventure», indique la mère de famille. 

Jardin et poules 

La famille entend vivre autant que possible de ce qu’elle fera pousser. Le père d’Alexandra, qui possède le terrain où s’installera la famille, a préparé un jardin. «On va terminer le tout avec des semis que j’ai déjà fait pousser et nous aurons aussi des poules», explique-t-elle.

En plus de faire pousser sa nourriture grâce à un jardin, la famille a aussi des poules dont elle consomme les œufs.

Photo courtoisie

En plus de faire pousser sa nourriture grâce à un jardin, la famille a aussi des poules dont elle consomme les œufs.

Elle a également prévu une épicerie complète d’ingrédients végétaliens avant de partir afin d’éviter de sortir de leur site autant que possible. «Nous serons beaucoup dans l’autosuffisance. Nous ne voulons pas aller là et faire des déchets», poursuit-elle. 

Elle ajoute qu’ils se mettront en quarantaine à leur arrivée, afin de respecter les normes sanitaires.

En harmonie avec la nature  

La mère est bien déterminée à être écoresponsable, malgré un petit dernier encore aux couches.

«J’ai des couches lavables que je laverai moi-même dans le bois.»

Pour l’eau, la famille s’approvisionnera quotidiennement à une source naturelle à proximité du site. «Tous les jours, nous irons la chercher en marchant», explique la mère de famille.

La famille s’approvisionnera en eau grâce à une source naturelle située à proximité du site.

Photo courtoisie

La famille s’approvisionnera en eau grâce à une source naturelle située à proximité du site.

Elle compte profiter de cette expérience pour faire l’éducation de ses enfants de façon différente et amusante. «J’ai apporté plein de livres, comme un qui propose des expériences avec l’eau et un autre qui traite de l’identification des animaux d’ici.»

Mme Simard estime que la vie en forêt leur coûtera moins cher qu’en ville, comme ils cultiveront l’essentiel de ce qu’ils mangeront.

Son conjoint reçoit la PCU et elle, pour sa part, estime qu’elle sera en mesure de répondre aux besoins familiaux avec les allocations pour ses enfants, ainsi que sa petite entreprise artisanale.

Elle a apporté tout le nécessaire pour pouvoir réaliser son travail de créatrice.


Vous pouvez suivre les aventures de la famille sur la page Facebook L’heureuse Niaiseuse.