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L’ex-juge Louise Otis se penchera sur le cas de l’ancien sénateur Don Meredith

Agence QMI

Tor-29

Photo d'archives, Agence QMI

L’ancienne juge de la Cour d’appel du Québec Louise Otis a été choisie par le Sénat, mardi, pour fixer les dédommagements financiers devant être versés aux employés que l’ancien sénateur Don Meredith a harcelés, parfois même sexuellement. 

Professeure adjointe de droit à l’Université McGill, ainsi que médiatrice et arbitre, Mme Otis commencera ses travaux cet été et sa tâche devrait être terminée cet automne.

Nommé par le premier ministre conservateur Stephen Harper en 2010, Don Meredith a été épinglé dans un rapport du Sénat qui a conclu l’an dernier qu’il avait harcelé des employés du Parlement, des gestes répréhensibles qui étaient parfois de nature sexuelle.

Ce leader religieux pentecôtiste a été expulsé du caucus conservateur en 2015 lorsqu’on fait surface des révélations voulant qu’il ait fréquenté à l’âge de 48 ans une adolescente alors qu’elle n’avait que 16 ans. L’Ontarien a démissionné du Sénat en 2017 car il était menacé d’être expulsé.

Concernant le harcèlement, le Sénat a présenté ses excuses le 25 juin dernier aux employés du sénateur déchu.

«Nous reconnaissons sans retenue et regrettons profondément la peine et la douleur que votre expérience de travail vous a causées», avait affirmé le sénateur Sabi Marwah, président du comité permanent de la régie interne, des budgets et de l’administration, par communiqué.

«Les actions de M. Meredith sont répréhensibles, avait précisé M. Marwah. Ses anciens employés ont beaucoup souffert.»

À la suite de cette affaire, une nouvelle politique contre le harcèlement, qui prévoit une évaluation indépendante des plaintes et des échéanciers clairs, est étudiée par le Sénat.

Les sénateurs et le personnel de cette institution sont aussi tenus de suivre des formations concernant le harcèlement depuis deux ans.