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Masque obligatoire: Plusieurs Montréalais prêts à se conformer

Béatrice Roy-Brunet | Agence QMI

Plusieurs Montréalais semblent prêts à se conformer au règlement de la Ville visant à imposer le port du masque dans les lieux publics fermés à partir du 27 juillet afin d'éviter de nouveaux cas de COVID-19. 

Des citoyens croisés dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve étaient majoritairement en accord avec l’annonce faite lundi par la mairesse de Montréal, Valérie Plante. Sur une trentaine de personnes sondées par le «24 Heures» mardi, seulement quatre trouvaient la nouvelle mesure contraignante.

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«Je trouve que ça fait trop. C’est correct pour le métro, mais si je vais m’acheter quelque chose vite, je ne le sais pas si j’ai mon masque», avançait par exemple Léa Corbeil. Cette dernière prévoyait tout de même se conformer à la règle pour éviter une potentielle amende.

Pour Nicole, croisée alors qu'elle faisait ses emplettes avec sa sœur, le port du masque rend son quotidien un peu plus compliqué. Les deux femmes étaient d'ailleurs équipées de visières pour remplacer le masque. «Je suis sourde, je dois lire sur les lèvres. Quand les gens portent le masque, je ne peux pas faire ça», a-t-elle expliqué.

Protéger les autres 

La plupart des gens sondés accueillaient toutefois cette nouvelle mesure d’un œil positif et considèrent qu'elle aidera à éviter une recrudescence des cas de COVID-19. C'était le cas de Georgette Gaudreault, qui soulignait d’emblée arborer le masque dans tous les commerces, même si elle se sent étouffée. «On va être obligés de se reconfiner [sinon]. C’est bien que ça soit obligatoire. On n'a pas le choix, ça va être pire sinon», croit-elle.

En se promenant dans le quartier, Mme Gaudreault avance d’ailleurs avoir vu des bars bondés avec très peu de distanciation sociale. L’obligation du port du masque sera donc utile dans ces situations.

De son côté, Omer Renault se réjouit également de cette nouvelle. «Je protège les autres, mais les autres ne me protègent pas. Il faut le faire si on veut une protection complète», a-t-il soutenu, muni de son masque. Il considère qu’environ 80 % des gens qu’il croise dans les commerces du quartier portent déjà le masque.

Même son de cloche du côté de Lynda Doucet. «C’est pour prévenir. Vaut mieux prévenir. C’est sûr qu’on n’aime pas ça, mais on n’a pas le choix. Il faut que je me conforme à ça», a-t-elle indiqué.