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Charlie peut quitter l’hôpital après deux ans

TVA Nouvelles

Après plus de deux ans au CHU Sainte-Justine, une fillette peut retourner à la maison, à Val-d'Or, en Abitibi-Témiscamingue, en attendant de subir sa greffe. 

Le personnel du centre hospitalier n'a pas manqué l'occasion de souligner le départ de Charlie. 

Depuis son admission en mai 2018, la fillette de 4 ans attend un cœur.

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«Charlie est née avec un ventricule unique, ce qui fait que son oxygénation dans le sang n'est pas bonne», a expliqué à TVA Nouvelles sa maman, Enya Sérandour-Barrette.

La fillette a eu deux chirurgies, mais ça lui prend absolument un nouveau cœur. 

«Elle a développé une immunité à la population générale qui se situe à peu près à 90%», a précisé la mère de la petite Charlie.

Il y a tout au plus 15 donneurs pédiatriques chaque année au Québec. 

«On avait eu un appel en février 2019. Malheureusement, elle n'était pas compatible avec Charlie», a raconté Mme Sérandour-Barrette.

«L'avantage de Charlie, c'est qu'elle est très, très stable, avec un support intraveineux inotropique, donc un médicament qu'on peut donner que par voie intraveineuse qui aide le coeur quand même à se contracter. Elle est allo-immunisée, elle a des anticorps contre un certain nombre de protéines qu'on retrouve dans la population. Donc, on a beaucoup de mal à trouver un greffon pour elle», a expliqué la Dre Marie-Josée Raboisson, cardiologue au CHU Sainte-Justine.

Après de nombreux mois d'attente, Charlie et ses parents retournent à la maison en attendant un donneur. L'équipe du CHU Sainte-Justine et du CLSC va les suivre en permanence. 

«C'est la première fois qu'une petite part pour aussi longtemps à la maison chez elle avec ce traitement intraveineux», a confié la Dre Raboisson à TVA Nouvelles.

Reste à savoir comment Charlie va réagir à son retour en Abitibi-Témiscamingue. Sainte-Justine était devenue la maison ou elle a grandi. 

«Elle va se rendre compte que: "Hé, il n'y a plus personne autour de moi!" Elle est habituée d'avoir une cinquantaine de personnes autour d'elle à tous les jours. Médecins, infirmières, inhalo, préposés, "name it", ils sont tous là», a confié la maman de la petite.

C'est en sachant très bien que la vie d'un enfant ne doit pas se dérouler dans un hôpital que la famille et l'équipe médicale se préparent à ce départ depuis le mois de mars. 

«On ne sait pas si elle va l'avoir sa greffe. On ne sait pas ce qu'il va se passer. Et on veut lui offrir une belle vie, et on veut avoir d'autres souvenirs que l'hôpital. Puis, c'est notre priorité numéro un. C'est sûr qu'on veut se rendre à la greffe, mais pas au détriment de son bonheur», a conclu la maman de Charlie.

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