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Imposer le masque ou pas? Les commerçants divisés

TVA Nouvelles

Le port du masque continue de soulever les passions. Peut-on attendre des semaines avant de l'imposer? Est-ce que les commerçants peuvent mettre de l'avant des initiatives personnelles? 

Notre journaliste Richard Olivier a tenté de trouver des réponses à ces questions.

À partir de maintenant, le restaurateur Jérôme Ferrer demande à ses clients de porter un masque dès leur entrée dans le restaurant gastronomique jusqu'à leur table. 

Le restaurateur prend même les devants pour que ses clients remplissent un registre afin que la santé publique puisse les retracer en cas d'éclosion. 

«Si un client fait preuve de manque de civisme vis-à-vis nous, on comprendra ses raisons, mais pour notre part, on préfère se limiter avec des clients qui vont être respectueux», a expliqué le chef et propriétaire du restaurant Europea, Jérôme Ferrer, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Un commerçant a le droit de dire non à un client récalcitrant, pourvu qu'il ne transgresse pas la Charte des droits et libertés. 

«Il a le pouvoir, vu que c'est un lieu privé, c'est son commerce, de mettre des règles pour protéger sa clientèle, pour mettre un bon fonctionnement de son commerce», a expliqué l’avocat Me François-David Bernier.

Québec tergiverse toujours, de son côté, pour élargir le port du masque à travers la province. Mais des villes comme Mascouche et Terrebonne souhaitent qu'une décision soit prise rapidement afin d'emboîter le pas à Montréal qui l'imposera dans les lieux intérieurs publics. 

«On ne peut pas, au Québec, avoir des réglementations municipales qui sont concurrentes sur l'enjeu du port du masque dans les lieux privés intérieurs», a soutenu le maire de Terrebonne, Marc-André Plante.

David Levine, consultant en santé, ne croit pas que le gouvernement caquiste prenne une décision en fonction d'un électorat défavorable au port du masque. 

«Dans une période de COVID, moi, je crois que monsieur Legault fait vraiment tout ce qu'il croit être nécessaire pour protéger les Québécois. Il cherche les avis», a expliqué M. Levine.