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Les publicités de produits de vapotage bannies de l'espace public

Agence QMI

Photo d'archives

Les publicités vantant des produits de vapotage devront disparaître de tous les lieux publics canadiens accessibles aux mineurs d'ici le mois d'août.

La mesure, contenue dans le Règlement sur la promotion des produits de vapotage, a été annoncée mercredi par la ministre fédérale de la Santé et prendra effet le 7 août prochain.

«Il sera maintenant interdit de faire la publicité des produits de vapotage dans les espaces publics si celle-ci peut être vue ou entendue par les jeunes, que ce soit dans les magasins traditionnels ou en ligne, ou dans d'autres médias», a expliqué Santé Canada dans un communiqué.

De plus, il sera interdit de tenir des étalages de produits de vapotage dans des commerces accessibles aux mineurs. Les publicités autorisées devront aussi comporter «une mise en garde sur les dangers des produits de vapotage», a énuméré le ministère.

La ministre Patty Hajdu espère ainsi «mieux protéger une nouvelle génération de jeunes Canadiens contre les dangers des produits de vapotage».

Insuffisant 

La Coalition québécoise pour le contrôle du tabac juge qu'Ottawa ne va pas assez loin avec son règlement.

«Le gouvernement libéral a choisi de continuer à permettre les vidéos promotionnelles dans les bars de même que sur des sites web et des réseaux sociaux "limités" aux adultes», a dénoncé l'organisme en faisant valoir que «tout adolescent moindrement futé» peut facilement trouver ces vidéos sur internet.

«On doit instaurer des règles beaucoup plus solides pour rendre ces produits moins attrayants pour les jeunes – en interdisant les saveurs, et pour les rendre moins addictifs – en limitant le taux de nicotine», a ajouté la porte-parole et codirectrice de la Colaition, Flory Doucas

La Fondation des maladies du Cœur et de l'AVC a abondé dans le même sens en réclamant elle aussi une meilleure gestion des taux de nicotine et l'interdiction des saveurs.

Santé Canada a assuré qu'elle étudie la question et qu'un éventuel règlement pourrait aller jusqu'à «obliger l'industrie du vapotage à fournir de l'information sur ses produits, y compris les ventes, les ingrédients et les activités de recherche et développement».

Le vapotage a constamment gagné en popularité chez les jeunes Canadiens dans les dernières années. Statistique Canada avait dévoilé, en décembre dernier, que 20 % des élèves canadiens avaient déjà essayé la cigarette électronique en 2018-2019, contre 10 % en 2016-2017.