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Port du masque obligatoire: des avis différents des maires en Mauricie

Kevin Dupont | TVA Nouvelles

De nombreux maires de la Mauricie pensent que Québec doit agir et rendre le port du masque obligatoire.

«On nous a confinés pendant plusieurs mois, la décision a été prise par le gouvernement. Je ne comprends pas pourquoi Montréal aura le droit de le faire [NDLR obliger le port du masque] et pas le reste du Québec? Pour ma part, je suis très favorable!» a martelé mercredi le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Même son de cloche à Yamachiche, où l'usine Olymel a été l'un des pires lieux d'éclosions au Québec.

«Il faudrait que ça se fasse partout. (...) Il y a du monde qui pense que la pandémie est terminée, ce n'est pas le cas» a dit le maire de Yamachiche, Paul Carbonneau.

La Ville de Montréal a statué. Le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics fermés le 27 juillet. À Trois-Rivières on croit qu'il sera difficile de faire appliquer une telle mesure.

«On voudrait le faire appliquer et est-ce que ce sera accepté? On a une réalité différente en Mauricie qu'à Montréal» a dit le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche.

Le maire de Louiseville va plus loin et croit que le gouvernement a fait fausse route depuis le début et qu'il aurait dû rendre bien avant le port du masque obligatoire.

«J'ai entendu des médecins de Montréal dire que c'était déjà trop tard, qu'on aurait dû appliquer la mesure des masques obligatoires. On ne sait pu croire quel médecin, car tout le monde dit des choses différentes», a commenté le maire Yvon Deshaies.

Sur la Rive-Sud, les élus de Bécancour et de Nicolet croient que Québec doit tenir compte des particularités régionales.

Le Centre-du-Québec a été quatre fois moins touché que la Mauricie.

«J'essaie de voir qui va devoir gérer tout ça? Nos policiers en ont déjà plein les bras, ça devra obligatoirement venir du gouvernement» a indiqué Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet.

Mais les municipalités sont unanimes, elles veulent avoir une réponse claire du gouvernement.

«Ça fait presque trois semaines que le gouvernement n'a pas l'air sûr de ce qu'il fera! Qu'il nous donne l'heure juste et, par la suite, on appliquera la mesure!» a conclu le maire Anger.