/finance/homepage

Réinventer les services aériens régionaux

Gilles Turmel | TVA Nouvelles

Air Canada ne faisant plus partie du portrait, les démarches s'accélèrent en vue de trouver une solution de rechange au transport aérien en région. Québec et le monde municipal multiplient les rencontres à ce sujet depuis quelques jours. 

Ainsi, lundi c'est le ministre des Transports François Bonnardel et des représentants de la Fédération québécoise des municipalités qui se rencontraient. Il ressort de cette rencontre la nécessité d'une solution permanente, à long terme. Québec et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) s'entendent aussi sur la participation financière essentielle du gouvernement fédéral. Après tout, le transport aérien relève de sa juridiction.

• À lire aussi: Le tiers des travailleurs sont licenciés de manière permanente

• À lire aussi: Transport aérien régional: la cellule de crise demande à Québec d’aider les joueurs existants

• À lire aussi: Est-du-Québec: bientôt un nouveau service aérien

«On demande l'implication urgente du gouvernement fédéral. Il y a un silence actuellement du ministre des Transports, Marc Garneau, qui est extrêmement inquiétant», affirme Jonathan Lapierre, le maire des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole en matière de transport aérien à la FQM.

Mardi, le ministre Bonnardel rencontrait cette fois des représentants de l'Union des municipalités du Québec. Et l'organisme a été clair, Québec devra participer financièrement à la relance du transport aérien en région, entre autres en adaptant des programmes d'aide existants.

«Ça prend des solutions rapidement et efficacement. Par contre, on a quand même l'occasion de revoir le modèle. Donc tout est sur la table et le ministre Bonnardel est extrêmement ouvert avec tout ce qu'on discute, il veut des solutions, il est d'accord avec les échéanciers d'urgence qu'on s'est fixés», soutient le maire de Gaspé Daniel Côté qui représente l'UMQ pour la question du transport aérien.

Par ailleurs, le projet de nouveau service aérien régional présenté lundi récolte un nouvel appui. Rappelons que Régionair serait un organisme sans but lucratif entièrement au service de sept aéroports de l'Est-du-Québec dans un premier temps.

La Ville de Sept-Îles, qui serait du nombre, a rend publique une étude mercredi qu'elle a commandé avant l'annonce de l'abandon des régions par Air Canada. Et cette étude conclut qu'un modèle comme celui que propose Régionair est le seul viable pour les dessertes régionales, que le développement des régions ne peut plus être à la remorque des plans d'affaire d'entreprises commerciales pour qui c'est loin d'être une priorité.

«Le modèle qu'on connait ici depuis des décennies a échoué. Il n'est pas un outil de développement comme on le voudrait. Au contraire, c'est un système entièrement axé sur l'actionnariat. C'est la loi du marché qui commande tout», dit Réjean Porlier, le maire de Sept-Îles.

En attendant, la Fédération québécoise des municipalités et l'Union des municipalités du Québec affirment travailler de concert avec le gouvernement provincial afin de trouver rapidement une solution pour le transport aérien en région.