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Un accusé loin d'être au bout de ses peines

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Bloc Justice

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Un homme au lourd passé judiciaire arrêté en mai 2019 alors qu’il se trouvait en liberté illégale a écopé, mercredi, d’une peine de détention de 67 jours.

C’est au début des années 90 que la «carrière» criminelle de Patrick Boisvert a débuté et depuis, l’homme de 46 ans cumule les peines de détention.

En mai 2017, Boisvert avait été condamné à purger une peine de 32 mois de détention en lien avec des accusations de trafic de stupéfiants.

En libération conditionnelle, le quadragénaire s’était retrouvé à la Maison Painchaud, où on lui avait accordé le droit de fréquenter l’école.

Liberté illégale

«Cependant, à la suite d’une fouille de sa chambre, des stupéfiants qui n’appartenaient pas à mon client ont été retrouvés. On lui a alors interdit de fréquenter l’établissement scolaire et monsieur Boisvert a choisi de quitter la maison», a brièvement résumé, mercredi, au juge Mario Tremblay, l’avocat de la défense, Me Michel Grenier.

À compter du 27 février 2019, Boisvert était donc en liberté illégale puis, le 5 mai, les policiers du Service de police de la Ville de Québec ont procédé à son arrestation alors qu’il se trouvait au volant d’une voiture volée.

Arrêté pour la garde de ce bien de plus de 5000$ obtenu illégalement, les policiers ont procédé à la fouille du véhicule et ils auraient retrouvé, à bord, une arme prohibée ainsi que des stupéfiants.

Détenu depuis son arrestation, Boisvert doit subir son procès en lien avec ces accusations à la mi-octobre.

Rage au volant

À l’été 2011, Boisvert avait fait parler de lui dans les médias après que la Cour d’appel ait revu à la baisse une peine de prison qui lui avait été imposée.

Reconnu coupable de port d'arme dans un dessein dangereux en lien avec une histoire de rage au volant survenue en février 2009 sur le chemin Sainte-Foy à Québec, Boisvert avait d’abord été condamné à purger une peine de détention de 23 mois.

Dans son jugement, la Cour d’appel avait mentionné que «les circonstances du crime commis par l'accusé [...] se situaient au bas de l'échelle en matière de gravité» et la formation de juges avait donc ordonné une peine de 90 jours d'emprisonnement au lieu des 23 mois prévus en première instance.