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COVID-19 : L’âge, le sexe et l’ethnicité influencent les risques de décès

Agence QMI

Une étude menée auprès de plus de 17 millions de personnes au Royaume-Uni a confirmé que des facteurs tels l’âge, le sexe et l’ethnicité augmentent considérablement les risques de décès liés à la COVID-19.

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Trente chercheurs ont travaillé à cette étude, la plus vaste menée jusqu’à présent sur le sujet, dont les résultats ont été publiés mercredi dans la revue scientifique «Nature».

La recherche a montré que les personnes âgées, les hommes, les minorités ethniques et ceux qui ont des problèmes de santé sont plus vulnérables face au nouveau coronavirus.

«Ça met en lumière beaucoup de choses que nous savions déjà sur la COVID-19, a réagi Uchechi Mitchell, un expert en santé publique de l’Université de l’Illinois à Chicago, en entrevue au New York Times. Mais la science, c’est beaucoup de la répétition. La grandeur de l’étude est une force en soi, et on doit continuer de documenter les disparités.»

Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 17 278 392 Britanniques. Parmi eux, 10 926 sont morts de la COVID-19 ou de complications liées au virus. Les groupes plus haut mentionnés étaient surreprésentés dans les décès.

«Les études qui avaient déjà été faites portaient beaucoup sur les patients qui se présentent dans les hôpitaux, a expliqué Dr Ben Goldacre, de l’Université d’Oxford, qui est l’un des auteurs de la recherche.

«C’est utile et important, mais nous voulions avoir une meilleure perspective des risques encourus par un peu tout le monde. Nos sujets d’étude, c’était littéralement n’importe qui», a-t-il précisé au quotidien américain.

L’analyse des données a montré que les patients âgés de plus de 80 ans avaient 20 fois plus de chances de mourir de la COVID-19 que ceux dans la cinquantaine, et cent fois plus de chances que ceux dans la quarantaine.

De plus, les hommes risquent davantage de succomber que les femmes, de même que ceux qui ont des problèmes de santé tels l’obésité, le diabète et l’asthme.

Le facteur ethnique

Par ailleurs, 11 % des personnes décédées de la COVID retracées par les chercheurs n’étaient pas de race blanche. Les Noirs et les Sud-Asiatiques seraient particulièrement à risque face au nouveau coronavirus.

Ces résultats font écho à un reportage du «New York Times» publié plus tôt en semaine révélant que les Latino-Américains et les Afro-Américains étaient trois fois plus susceptibles d’attraper la COVID aux États-Unis et deux fois plus à risque d’en mourir.

Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs des employés de première ligne et sont particulièrement exposés au virus.

«Ces disparités ne se produisent pas seulement aux États-Unis», a conclu Julia Raifman, une épidémiologiste de l’Université de Boston, qui a contribué à l’étude.