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Legault menace d’adopter le PL61 sous bâillon

Charles Lecavalier | Journal de Québec

François Legault menace d’adopter sous bâillon le projet de loi 61 cet automne, car il veut qu’un maximum de projets d’infrastructures soit lancé avant les élections générales de 2022.

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«Je veux que le maximum de projet soit au moins commencé dans le mandat actuel qui se termine dans deux ans et quart. Ça va nous prendre une nouvelle loi, des nouveaux règlements», a lancé le premier ministre jeudi lors d’un point de presse à Alma, au Lac-Saint-Jean, en marge d’une tournée régionale. 

La première mouture du projet de loi 61, présentée à la toute fin de la session parlementaire du printemps, avait été la cible de critiques générales de la société civile: comité de suivi de la commission Charbonneau, environnementalistes, juristes et partis d’oppositions. 

Il donnait énormément de pouvoir au gouvernement pour faire avancer une liste de 200 projets: maisons des aînés, autoroutes et hôpitaux par exemple. D’autres projets pouvaient être ajoutés à cette liste en cours de route, et Québec élargissait ses pouvoirs en matière d’expropriation par exemple. 

40 000 travailleurs à la maison pour rien  

Face à la critique, le gouvernement Legault avait partiellement reculé et présenté une série d’amendements. La pièce législative n’a finalement pas été adoptée. 

Mais le premier ministre ne lâche pas le morceau. Dans sa tournée du Québec, il martèle l’importance de cette loi. À Alma, il souligne que la rénovation de deux blocs opératoires, de trois maisons des aînés et de l’autoroute 70 entre Alma et La Baie ne sera pas possible sans cette loi. La veille sur la Rive-Nord de Montréal, il tenait le même discours. 

La nouvelle mouture sera «déposée dès la rentrée, à l’automne». «Je l’ai dit et je le répète, on va revenir l’automne avec un projet de loi et si c’est nécessaire, de faire un bâillon. On va le faire», a lancé M. Legault.

Il a ajouté qu’il y a présentement 40 000 travailleurs de la construction «qui sont chez eux, malheureusement» parce qu’on «ne pourra pas travailler sur ces projets d’infrastructure cet été à cause des trois partis d’opposition ». Il a ensuite demandé leur collaboration.

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