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Pornographie juvénile: peine minimale pour l'ancien animateur maison des Capitales

Kathleen Frenette | Journal de Québec

Bloc Justice

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C’est avec «sérénité» que l’ancien annonceur maison des Capitales de Québec a reçu la peine d’emprisonnement minimal d’un an prononcée contre lui, après qu’il eut plaidé coupable à des accusations reliées à la pornographie juvénile. 

En novembre 2018, Stéphane Lévesque, qui travaillait alors comme technicien à l'information de la section des sports du journal Le Soleil, était accusé de distribution, d'accession et de possession de pornographie juvénile. 

L’homme de 45 ans s’était fait prendre après que le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) se fut intéressé à François Vézina, qui avait distribué de la pornographie juvénile. 

Sous le surnom Frank Frank, Vézina avait eu, en mars 2016, de nombreux échanges à caractère sexuel avec Stéphane Lévesque, qui a reconnu sa culpabilité en décembre 2019.

Cheminement important

Invité à prendre la parole avant que ne soit prononcé la peine décidée de manière commune par les avocates, Lévesque a souligné à quel point il s’en voulait, lui qui effectue un suivi thérapeutique avec un psychologue depuis maintenant un an et demi. 

«La peine qui m’est imposée aujourd’hui, je l’accepte avec sérénité parce que je suis pleinement conscient que ce que j’ai fait est grave», a-t-il dit au juge Mario Tremblay. 

«Je n’ai jamais voulu faire de mal à personne et malheureusement, même de manière indirecte, derrière un ordinateur, j’ai contribué à une industrie qui fait du mal à des enfants et qui exploite des victimes innocentes», a-t-il ajouté. 

«Depuis un an et demi, j’ai trouvé beaucoup de réponses à mes questionnements. Évidemment, je n’ai pas encore toutes les réponses que je cherchais, c’est pourquoi je vais continuer à m’impliquer avec beaucoup de sérieux dans ma démarche au niveau de la thérapie», a conclu l’homme pour qui le tribunal a eu de bons mots. 

Estime conservée

«Les circonstances sont aggravantes, mais votre attitude est plutôt positive. Je pense que vous avez été capable de bien réagir parce que vous avez conservé l’estime des gens qui ne vous connaissaient pas sous ce jour. C’est, du moins, ce que j’ai déduit en lisant votre rapport présentenciel», a mentionné le magistrat en souhaitant bonne chance à Lévesque.

En plus de la peine d’emprisonnement, ce dernier devra respecter, au sortir de prison, une période de probation de trois ans, assortie d’un suivi de 18 mois. 

Il devra également faire un don de 400$ à la Fondation Marie-Vincent, qui vient en aide aux enfants et aux adolescents victimes de violence sexuelle.