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Nouvelle victoire des victimes de la pyrrhotite

Patricia Hélie | TVA Nouvelles

Soupir de soulagement pour des centaines de victimes de la pyrrhotite en Mauricie: la Cour d'appel rejette toutes les requêtes pour suspendre l'exécution du dernier jugement dans le dossier.

La juge Dominique Bélanger, de la Cour d’appel du Québec, a été très claire. Dans un jugement d'une vingtaine de pages elle dit: «Il y a une limite, atteinte, à ce que le système judiciaire puisse tolérer que des justiciables qui n’ont rien à se reprocher et dont la responsabilité n’a jamais été mise en cause subissent une telle attente».

Yvon Boivin, une des victimes qui se bat depuis 12 ans est soulagé. «Tant que je ne verrai pas le chèque, je vais avoir de la misère à le croire!» affirme-t-il toutefois.

Cette saga qui perdure a d'importantes conséquences économiques. «Nous, l'argent qu'on va recevoir va permettre de libérer une marge de crédit qu'on supporte depuis qu'on a fait réparer notre résidence», souligne M. Boivin.

Les victimes ont l'habitude des hauts et des bas, étant donné que jusqu'à maintenant chaque victoire a été suivie d'une déception.

Pour l’avocat des victimes, Pierre Soucy, cette fois semble être là bonne. «Je crois que ce jugement-là scelle toute demande potentielle qu'il pourrait y avoir de demande de sursis de la part d'autres parties défenderesses. On s'attend à ce que SNC-Lavalin, dès la semaine prochaine, nous confirme qu'elle paiera les sommes.»

Les victimes peuvent ainsi s’attendre à recevoir leur part au début du mois d'août.

En 2014, la Cour supérieure du Québec avait conclu que SNC-Lavalin devrait absorber 70 % du montant des dommages causés par la pyrrhotite. Ce minéral, qui cause la détérioration du béton, s'est retrouvé dans le solage de milliers de constructions en Mauricie.

Outre SNC-Lavalin, Béton Laurentide et Construction Yvan Boisvert avaient été jugées responsables à 25 % et les entrepreneurs en solage à 5 %.