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Chasse à l’homme: le fugitif toujours introuvable

TVA Nouvelles

À la recherche d’un fugitif ou d’un corps? La Sûreté du Québec (SQ) n’exclut aucune hypothèse dans ses recherches pour retrouver Martin Carpentier, le père des deux fillettes retrouvées mortes à Saint-Apollinaire.

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Bien que plusieurs citoyens affirment avoir aperçu l’homme de 44 ans recherché depuis mercredi soir, les policiers, eux, confirment qu’ils ne l’ont pas aperçu. La SQ a notamment dû démentir une fausse information qui circulaient sur les réseaux sociaux en début de soirée.

Une vidéo abondamment partagée sur les réseaux sociaux voulait que Carpentier ait été arrêté. Or, ce n'était pas le cas.

«Oui, actuellement on valide certaines informations, on verra si ça pourra apporter des informations supplémentaires au dossier actuel, explique Ann Mathieu, porte-parole de la SQ en entrevue à LCN. C’est important pour les gens, n’inventer pas des informations. Suivez plutôt les voies officielles.»

En soirée dimanche, le travail des policiers se poursuivait tandis que le Martin Carpentier demeurait introuvable. Pour continuer leur recherche, la Sûreté du Québec a de nouveau déployé un drone pour survole les lieux.

Certains policiers se sont aussi aventurés dans un sentier pour y prendre quelques photos. L’accès au rang Saint-Lazare était limité.

Depuis le début de l’opération policière, des agents de la Sûreté du Québec sont revenus du boisé avec des sacs qui sont normalement utilisés pour recueillir des exhibits.

«Oui, il y a certains objets qui ont été saisis, confirme Mme Mathieu. Maintenant c’est de voir est-ce qu’il pourrait être ou non directement reliés soit à M. Carpentier, soit aux fillettes ou à l’événement en cours. Ça va se préciser peut-être dans les prochaines heures.»

Pour le moment cependant, rien n’est confirmé par le corps policier.

Aucune hypothèse n’est exclue par les policiers 

Tous les scénarios sont donc toujours étudiés par la SQ qui continue de ratisser un secteur boisé de Saint-Apollinaire. Le corps policier doit combiner à la fois les techniques de recherche pour un corps et celles pour une personne en cavale. 

«Les deux scénarios sont encore bons. On parle d'une personne qui pourrait être encore mobile, ce n'est pas impossible. Malgré que plus le temps passe, avec la chaleur accablante et les températures qui fluctuent, c'est certain que ça joue contre cette personne-là. On ne peut pas négliger non plus qu'il pourrait être non mobile, donc décédé», explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ann Mathieu, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Cette dernière spécifie que les policiers ont découvert certains éléments dans la journée de dimanche qui devront être corroborés au cours des prochaines heures. 

Recherches au sol     

Selon ce qu’a observé Roger Ferland, ex-enquêteur du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), les policiers concentrent leurs recherches au sol. 

«Les policiers étaient à courte distance entre eux, de trois mètres ou un mètre, dépendamment combien c’est dense ou pas, de façon à s’assurer qu’au sol il n’y a rien à côté d’eux», explique-t-il.

«Il faut vraiment couvrir le territoire parce que s’il est sans vie, on n’aura pas de signe du tout et ce n’est pas par les airs qu’on va l’avoir, le boisé est vraiment trop fort», ajoute l’ex-enquêteur. 

La densité de la forêt complique d’ailleurs le travail de recherche des policiers. 

«On voit que le sol est couvert de fougères, de jeunes branches, de jeunes pousses partout. C'est très dense. Si quelqu'un était couché au sol, on ne le verrait pas», affirme M. Ferland.

Afin de s’assurer de passer le secteur au peigne fin et de ne manquer aucun indice, les policiers font ce qu’ils appellent des recherches statiques. 

«Quand on le fait, on essaie d'être extrêmement systématique, on reste à distance, les policiers, l'un de l'autre, de façon à se voir, avec GPS également», explique l’ex-enquêteur. 

Le drone, un outil non négligeable    

L'usage d'un drone est un élément clé dans la recherche d'un fugitif. Cette technologie facilite le travail des policiers lorsqu'un vaste périmètre est couvert.

«Le drone apporte une image à basse altitude, mais également une vue d'ensemble. Ce n'est pas négligeable pour les policiers dans la façon qu'ils analysent la scène. Ça permet parfois d'aller faire une vérification plus pointue», explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, Ann Mathieu. 

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AFP

Plusieurs chalets dans le secteur     

Dimanche matin, des policiers en véhicule tout terrain (VTT) ont commencé leur journée de recherche dans un sentier menant à plusieurs chalets. 

Certains propriétaires de chalet du secteur étaient d’ailleurs ravis de voir les agents. 

«J'aime mieux qu'ils soient là pour que j'aille voir, que d'y aller tout seul. J'étais craintif un peu», raconte Denis Lévesque, un des propriétaires. 

Un des problèmes, dans ce secteur, c’est qu’on y retrouve plusieurs chalets et que la majorité d’entre eux ne sont habités que quelques semaines dans l’année ou seulement le week-end. 

Il s’agit d’une problématique supplémentaire pour les policiers qui peut s’avérer être un avantage pour le fugitif puisqu’il pourrait y trouver facilement un refuge et de la nourriture. 

Martin Carpentier est en cavale depuis mercredi soir après que sa voiture ait été impliquée dans un accident sur l’autoroute 20 près de Saint-Apollinaire. 

Une alerte Amber a été déclenchée jeudi après-midi puisque les deux filles de l’homme, Norah et Romy Carpentier, étaient également disparues. 

Les corps des deux fillettes ont été retrouvés dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire samedi matin. 

Les recherches se poursuivent depuis afin de le retrouver. 

La Sûreté du Québec invite les gens qui auraient des informations sur Martin Carpentier à composer le 911.