/news/culture

Picasso au Musée national des beaux-arts du Québec à l'été 2021

Sandra Godin | Journal de Québec

Photo Simon Clark

Un «rêve», un «fantasme», un «coup de maître»: le directeur général du Musée national des beaux-arts du Québec ne manquait pas de qualificatifs dimanche matin pour illustrer sa fierté d’annoncer que 77 œuvres d’un des plus emblématiques artistes du 20e siècle, Pablo Picasso, passeront tout l’été 2021 dans la capitale.  

Parmi le corpus d’œuvres, qui sera présenté en exclusivité canadienne, on y retrouvera 45 œuvres majeures de l’artiste, dont Homme à la guitare (1911), L’Acrobate (1930) et Figures au bord de la mer (1931), ainsi que plusieurs sculptures.

En collaboration avec le Musée Picasso-Paris, l’exposition Picasso à Québec sera montée sous forme de rétrospective thématique qui couvrira toute sa carrière, de 1895 à 1972, soit de ses années de formation jusqu’à ses ultimes toiles créées un an avant sa mort. 

L’annonce a été faite dimanche matin au MNBAQ par le directeur général du musée Jean-Luc Murray, en compagnie du consul général de France à Québec, Frédéric Sanchez, et de la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy. 

«Nous croyons à la vitalité culturelle et économique que génère ces magnifiques expositions d’envergure», a commenté la ministre en conférence de presse, qui a octroyé une enveloppe d’un million de dollars au musée pour l’aboutissement de ce projet. 

Réflexion sur le corps

Picasso à Québec s’inscrit dans la lignée des expositions d’envergure internationales qui ont été présentées au MNBAQ dans les dernières années, dont celles consacrées à Giacometti, Miró et Rodin. 

L’exposition se tiendra de juin à septembre dans le pavillon Pierre-Lassonde, et portera à réflexion sur la question de la représentation du corps humain dans le travail du peintre espagnol et maître du cubisme.

«Un enjeu très grand dans la société actuellement est la valorisation de la diversité des corps, a expliqué Jean-Luc Murray. On a tous un chemin à faire pour l’acceptation de notre propre corps. On va profiter de cette occasion pour amener les visiteurs dans une réflexion qui s’annonce très riche.»

2,5 millions pour le pavillon Gérard-Morisset

Deux ans après une cure de jouvence, le ministère de la Culture et des Communications en a profité dimanche matin pour annoncer le financement de travaux de restauration supplémentaire du pavillon Gérard-Morisset, à hauteur de 2,5 millions. 

Parmi les travaux qui seront réalisés sur le bâtiment inauguré en 1933, notons la restauration complète de la cheminée, la fixation des sculptures, la réparation de surplombs et de tablettes de fenêtres ainsi que le remplacement et la réparation de plusieurs éléments de ferblanterie. 

«J’ai choisi d’allouer ces sommes importantes au musée maintenant, puisque notre gouvernement croit que la relance de notre économie post pandémie passera par des projets d’infrastructure porteurs», a fait savoir la ministre.

Les travaux débuteront au printemps 2021 et s’échelonneront sur trois ans. Le pavillon restera ouvert au public durant cette période.