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Encore plus d’aventure à «Mordu de la pêche»

Marie-Josée R. Roy | Agence QMI

PHOTO COURTOISIE/Groupe TVA

Des explorations encore plus extrêmes et impressionnantes: voilà à quoi on peut s’attendre de la huitième saison de «Mordu de la pêche», où barracudas, hippopotames et requins sont les principales vedettes aux côtés de l’animateur Cyril Chauquet. 

En entrevue avec l’Agence QMI, ce dernier, qui réalise et produit aussi l’émission, affirme que ces six nouveaux épisodes de «Mordu de la pêche», à Évasion, sont encore davantage axés sur l’aventure, et filmés dans des endroits «très lointains sur la planète».

«La plupart des poissons qu’on vise, à cause de la surpêche, du réchauffement climatique, de la déforestation, de la pollution et de la progression de la civilisation sur la nature vivent de plus en plus loin, dans des zones difficiles d’accès et hostiles. Nous, on doit donc aller les chercher dans ces endroits-là, et il y a beaucoup de dangers associés à ces recherches. Mais ça tombe bien, parce qu’on aime l’aventure!», dépeint Cyril Chauquet.

PHOTO COURTOISIE/Groupe TVA

Sous l’eau

Au Québec, Cyril Chauquet et son équipe se sont rendus à la Baie-James, chez les Premières Nations cries, à la poursuite d’énormes brochets. Les conditions hivernales leur ont rendu la tâche encore plus complexe, puisque le lac Mistassini, le plus grand lac naturel de la province, était encore gelé.

Ils ont aussi croisé, au cours de leur périple, l’aïmara, un poisson de la jungle amazonienne brésilienne, de gigantesques barracudas d’une centaine de livres au Gabon, en Afrique, et se sont frottés à d’imposantes bêtes, comme des hippopotames et des éléphants.

«Au Brésil, mon caméraman et moi, on s’est fait heurter, sous l’eau, par un énorme caïman, un crocodile d’Amérique du Sud. On a aussi fait un épisode au Panama, sur une île perdue au fin fond de la côte Pacifique – où on a dû survivre pendant cinq jours, parce qu’on a eu des problèmes de nourriture –, et un autre dans l’archipel de Kiribati, un tout petit point en plein milieu du Pacifique. On y a été confrontés à plusieurs requins, comme à Tahiti, en Polynésie française, où je devais aller chercher un poisson, la carangue ignobilis, que je n’arrivais pas à sortir de l’eau, tellement il y avait de requins qui les dévoraient au bout de ma ligne...», relate Cyril Chauquet, qui précise que ces récents tournages se sont terminés en janvier, juste avant la crise de la COVID-19.

PHOTO COURTOISIE/Groupe TVA

Baleine à Montréal

N’ayant pas effectué d’études en biologie marine, mais expert dans le domaine à force de travailler avec des biologistes et autres scientifiques de partout dans le monde, Cyril Chauquet raconte avoir suivi de près le passage de la baleine à bosse près du pont Jacques-Cartier, à Montréal, au début juin.

Après avoir captivé les Montréalais pendant quelques jours, le rorqual a hélas probablement été frappé par un navire commercial, dans le coin de Varennes, ont jugé les experts.

«Malheureusement, l’une de mes premières réactions a été de dire qu’elle allait mourir. Pour moi, elle était égarée. C’était magnifique de voir cet animal à Montréal, mais ce n’est pas normal. Une baleine se nourrit de krills, des mini-crevettes qu’on ne trouve pas dans les eaux douces de Montréal. Donc, si elle n’avait pas subi un accident, comme c’est probablement arrivé, elle serait morte de faim, à un moment donné», estime Cyril Chauquet.

La huitième saison de «Mordu de la pêche» sera présentée à Évasion à compter de ce mardi, 14 juillet, à 21 h.