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«J’ai été victime d’une agression sexuelle à 17 ans» - Marie-Mai

Cédric Bélanger | Journal de Montréal

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Dominick Gravel/Agence QMI

Marie-Mai vient de joindre sa voix aux victimes d’agressions sexuelles. Dans un message publié sur Instagram, elle raconte avoir été agressée par un garçon qui lui a fait consommer à son insu la drogue du viol quand elle été mineure. 

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«J’ai été victime d’une agression sexuelle à 17 ans», sont les premiers mots de la chanteuse, qui raconte ensuite en détails l’agression, sans donner le nom de celui qui a abusé d’elle.

À l’invitation du type en question, qu’elle trouvait de son goût, elle s’était rendue chez lui.

«J’étais à jeun, raconte-t-elle, il m’offre un drink. Ça goûtait bizarre, mais pas assez pour que j’arrête de boire. Je n’ai jamais pensé que dans ce petit verre, il y avait la drogue du viol.»

Marie-Mai affirme avoir perdu la carte.

«Je n’ai que trois images de cette soirée en mémoire. Celle où j’ai si mal que j’en perds connaissance, celle où je me réveille dans une flaque de sang dans sa douche [et celle] où je me retrouve seule dans la rue à 4 heures du matin.»

Noirceur

Elle relate avoir recroisé l’individu en question dans un bar, quelques semaines plus tard, et qu’il prétendait que c’était sa faute si elle saignait parce qu’elle était vierge.

«Je ne l’étais pas», corrige Marie-Mai, qui dit s’être libérée de la noirceur dans laquelle l’agression l’a plongée en «l’acceptant» et en «la travaillant».

Dans son message, Marie-Mai ne précise pas si elle a porté plainte ou non, à l’époque.

Retirer du positif

Elle soutient que cette événement lui a été utile dans sa carrière musicale.

«Je n’aurais sûrement jamais eu l’appel de créer autant de messages d’espoir dans mes chansons si je n’avais pas vécu les profondeurs de la noirceur avant. Pour ça, avec le recul, j’ai de la gratitude.»

Marie-Mai fait même la promotion du pardon. «On devrait se pardonner nos erreurs, mais aussi tenter de pardonner les autres pour leurs actes et leur inconscience. Ce n’est pas évident, mais on peut y arriver.»

«Aux victimes d’agressions de toutes sortes, d’abus de pouvoir et d’injustices de la vie, femmes ou hommes: même si c’est impossible à voir au moment de la dure traversée, dans tous les recoins de votre cœur, même les plus sombres, il n’y aura jamais personne de plus fort, de plus grand et lumineux que vous.»

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