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Une cinquième journée sans traces de Martin Carpentier

TVA Nouvelles

Une cinquième journée de recherches s'est conclue lundi soir sans traces de Martin Carpentier, principal suspect dans la mort tragique des sœurs Norah et Romy Carpentier.

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En fin de journée, les policiers de la Sûreté du Québec ont effectué une battue dans un boisé près du rang Haut Paroisse, à Saint-Agapit, ville voisine de Saint-Apollinaire, lieu névralgique des recherches.

Photo Agence QMI, Guy Martel

De nouvelles informations ont poussé les policiers à déplacer les recherches dans le secteur de Saint-Agapit, à quelques kilomètres de l’endroit où les fillettes ont été retrouvée inanimées. 

Des informations selon lesquelles un homme aurait été aperçu en train de courir non loin d’un boisé ont forcé les policiers le secteur, mais les recherches se sont avérées infructueuses. 

Les recherches ont commencé lundi matin sur le rang Saint-Lazare après que des «éléments d’intérêt» aient été soulevés dimanche soir.

Au cours des derniers jours, les policiers ont ratissé une «cinquantaine de kilomètres avec l'aide de patrouilleurs à pied, en VTT, un drone, des maîtres chiens et d'autres spécialistes».

Malgré les conditions difficiles, la Sûreté du Québec a précisé lundi soir sur son compte Twitter que les recherches sont maintenues cette nuit et mardi.

Un avion avec technologie puissante en renfort   

Un avion de Transport Canada a été appelé en renfort par la Sûreté du Québec pour faire avancer l’enquête visant à retrouver Martin Carpentier, 44 ans.

L’appareil rouge vif a été vu à de nombreuses reprises survolant Saint-Apollinaire, et devrait permettre de prendre de meilleures images du sol, là où les policiers ne cessent de fouiller. 

Accident Saint-Apollinaire

Photo courtoisie

Selon l’ex-enquêteur au SPVQ Roger Ferland, il est très rare que la Sûreté du Québec ait dû faire appel à cet avion pour soutenir des opérations d’envergure au Québec. 

«On en possède des caméras thermiques, il y en a installées en permanence sur l’hélicoptère de la Sûreté du Québec. Le modèle qui est sur l’avion de la garde côtière est encore plus puissant», explique Serge Ferland.

Photo Annie T. Roussel

L’ex-policier considère qu’il s’agit de la technique la plus précise disponible afin de reproduire des images.

«On voit que l’avion fait des tours circulaires de façon à être capable de concentrer son territoire. Son angle d’approche doit être différent d’un tour à l’autre», précise-t-il.

Des objets retrouvés       

Des objets ont été retrouvés lundi matin. À qui appartenaient-ils? Cette information n’a pas été dévoilée par les policiers pour le moment, mais ils semblaient suffisamment importants pour possiblement orienter la suite des choses avec des chiens pisteurs. 

«Depuis ce matin, on voit que les recherches ne sont pas faites en battue, on a utilisé un chien ce matin et cet après-midi. On ne veut pas brouiller les odeurs. On l’envoie en premier», précise M. Ferland. 

Selon son expérience, l’avion de la garde-côtière n’aurait été utilisé qu’à une seule autre reprise dans une affaire criminelle au Québec. 

«C’est très rare», conclut-il. 

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