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Agression sexuelle: André Boisclair choisit le même avocat qu’Éric Salvail

Michael Nguyen | Journal de Montréal

Photo d'archives, Agence QMI

L’ex-politicien André Boisclair, accusé d'agression sexuelle armée, a choisi le même avocat qu’Éric Salvail pour le défendre, a-t-on appris ce matin lors de sa première comparution. 

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Boisclair, 54 ans, brillait par son absence ce matin au palais de justice de Montréal. Il était représenté par un avocat qui a annoncé à la cour que l’accusé serait défendu par Me Michel Massicotte, l'un des meilleurs criminalistes au Québec.

Me Massicotte est habitué aux clients importants; il défend actuellement Éric Salvail, l’animateur déchu accusé d’agression sexuelle. C’est également lui qui a défendu l’ex-PDG de SNC-Lavalin Pierre Duhaime, à qui l'on avait imposé une peine de 20 mois de prison à domicile dans sa luxueuse demeure pour une affaire de corruption considérée comme la pire de l’histoire du Canada. 

Me Massicotte fait d’ailleurs partie des quelques criminalistes qui ont reçu le titre d’avocat émérite du Barreau du Québec.

Connu pour ses contre-interrogatoires serrés où chaque détail est passé au peigne fin, l’avocat émérite aura la tâche de défendre Boisclair concernant un événement qui serait survenu à Montréal le 8 janvier 2014.

Selon le mandat d’arrestation visé qui a été délivré, Boisclair, ce jour-là, aurait agressé sexuellement une personne, avec l’aide d’un tiers et en utilisant une arme. À l’époque, Boisclair venait de finir son mandat de délégué général du Québec à New York.

«Au moment où on se parle, seulement André Boisclair est accusé», a expliqué ce matin le procureur de la Couronne Luc Pagé, qui n’a pas voulu indiquer qui est la tierce personne.

Le procureur a également profité de la première comparution pour remettre à la défense toute la preuve au dossier.

«La défense pourra l’analyser et prendre position d’ici la prochaine audience, en septembre», a expliqué le procureur.

Si Boisclair est déclaré coupable au terme d’un procès, il risque jusqu’à 14 ans d’incarcération, ainsi qu’une inscription au registre des délinquants sexuels.

À la suite des accusations déposées à la fin mai, Boisclair avait démissionné de son poste de président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec, qu’il occupait depuis 2016.