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Nathalie Bondil remerciée parce qu'elle «picossait»

TVA Nouvelles

L’ex-directrice générale du Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) dit avoir été remerciée, car elle «picossait» le président du conseil d’administration.

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«Le président voulait renouveler mon contrat le 26 juin et finalement il m’a dit le 6 juillet qu’il mettait fin à mon contrat pendant l’été parce que je le "picossais". J’ai été très abasourdie et c’est quelque chose que je n’oublierais jamais», a-t-elle dit en entrevue à TVA Nouvelles. 

«Ce qui a été dit dans le comité hier n’a aucun sens. Nous sommes en télétravail depuis des mois.»

Celle qui était à la tête du MBAM depuis 2007 est revenue sur les différentes accusations du conseil d’administration pour justifier la fin de son contrat.

Il était notamment question du climat de travail au sein des équipes de Mme Bondil.

«Ce sont des accusations qui ne sont pas fondées, dans la mesure où dès que nous sommes avisés, nous prenons les mesures nécessaires, avec l’aide du C.A. par ailleurs. Nous avons toutes les traces avec le comité de direction. C’est évident que dès qu’il y a des problématiques de relation de personnel, nous prenons ça très au sérieux», a-t-elle expliqué.

«Je vous dirais que je ne m’occupe pas directement des ressources humaines parce que ce n’est pas dans mon service, mais c’est absolument indispensable de remettre les choses comme elles sont. Il n’y a eu aucun laisser-aller», a-t-elle tenu à préciser.

Et sur son caractère décrit par certains comme «inflexible», Nathalie Bondil parle de propos «mensongers».

«C’est tellement ridicule que ça en est risible. Nous avons été saisis d’une problématique de climat de travail, mais à partir du 9 décembre. Tout le comité de direction s’est vraiment positionné pour que ça marche. Nous avons fait le diagnostic de climat grâce au C.A. et nous avons eu les résultats le 28 février. Quinze jours plus tard, il y a eu la pandémie de COVID-19 et nous sommes en télétravail depuis», a-t-elle indiqué.

«C’est absolument mensonger et désolant de lire cela parce que la santé des employés est très importante pour tous les directeurs de musée et pour moi aussi. Je ne dis pas que ça soit parfait. Le musée a beaucoup, beaucoup grossi. Il y a eu des enjeux de chantier, d’expansion (...) Le temps était venu de pouvoir améliorer certains services. Je suis une personne de solutions. Je n’ai pas de difficultés à régler des problèmes de climat de travail quand on me le demande.»

Quant à la nomination de la nouvelle directrice de la conservation du musée, Mary-Dailey Desmarais, Mme Bondil dit qu’elle aurait préféré un autre candidat, mais qu’elle «aime beaucoup» Mme Desmarais.

«Je travaille en collégialité avec un comité de direction. Effectivement, c’est une femme tout à fait talentueuse, que j’aime beaucoup et que j’ai pu recruter en 2014. Mais pour le poste que nous avions défini, conjointement avec le conseil, nous voulions quelqu’un de très "senior". Il se trouve que nous avions une candidature remarquable, pour laquelle le comité de direction s’est positionné. J’avais proposé, et Mary était d’accord, de créer un autre poste de conservateur en chef-adjoint qui aurait permis d’avoir deux personnes plutôt qu’une. C’était pour moi une solution gagnant-gagnant qui faisait plaisir au conseil d’administration qui voulait que Mary soit positionnée, mais qui en même temps répondait aux besoins du musée et du comité de direction par rapport aux défis qui se présentaient.»

Voyez le reste de son entrevue dans la vidéo ci-dessus.