/regional/troisrivieres/mauricie

Pêche à la «pitoune» en Haute-Mauricie

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Une opération digne d'une autre époque est en cours sur la rivière Saint-Maurice à la centrale hydroélectrique de Rapide-Blanc, sur le territoire de La Tuque, où des travailleurs ont entrepris de récupérer des «pitounes» de quatre pieds gisant au fond de l'eau.

L'opération, qui s'inscrit dans le cadre des travaux de réhabilitation de 613 millions $ de la vieille centrale d'Hydro-Québec, vise à sortir de l'eau des billots de bois oubliés, bien que la drave sur la rivière a pris fin dans les années 90.

Une évaluation par écho sonore a permis d'établir qu'il se trouve immédiatement en amont du barrage l'équivalent d'environ 500 camions à benne de billots de bois, sinon davantage. Ceux-ci doivent être retirés afin d'installer des batardeaux pendant le chantier et, ultérieurement, faciliter l'écoulement de la rivière vers les prises d'eau de la centrale.

Les «pitounes» seront entreposées d'ici à ce qu'on trouve une façon de les recycler. Il est prévu qu'elles doivent être valorisées dans le contrat de réfection de la centrale.

«On a fait des tentatives. On tente encore de trouver des façons de valoriser cette matière-là. Ce n'est pas évident. Il y a eu des tentatives à l'époque, en 2014. Il y a encore des communications à cet effet avec les forestières», a indiqué le chef du chantier d'Hydro-Québec, Carl Morin.

Cette opération ravive des souvenirs parmi les résidents et les natifs du village de Rapide-Blanc.  

«Mon père, le soir après souper, nous amenait faire de petites excursions, et une de ces excursions, c'était de monter au barrage et regarder les ouvriers pousser les billots», s'est remémoré Paul Desbiens.

La récupération sera échelonnée sur les six ans que dureront les travaux de réhabilitation de la centrale.