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2,5 millions $ pour prévenir les noyades

Mathieu Boulay

Noyade

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Le Québec connaît une saison estivale très sombre avec déjà 35 noyades en 2020. La clé pour les éviter, c’est la prévention. Mercredi, le gouvernement québécois a annoncé un investissement de 2,5 millions $ à cet effet. 

La Société de sauvetage du Québec et le Fonds Raphaël-Bernier utiliseront cette somme afin qu’un maximum d’élèves du primaire et du secondaire ait accès aux programmes Nager pour survivre et Nager pour survivre Plus.

Flanquée de la marraine d’honneur de ces programmes, Sylvie Bernier, et du directeur général de la société de sauvetage, Raynald Hawkins, la ministre du Sport, Isabelle Charest, espère que cet investissement pourra faire baisser le nombre de noyades au Québec de façon importante au cours des prochaines années. 

« Dans les dernières semaines, les noyades ont été plus nombreuses que d’habitude, a-t-elle reconnu. La popularité des activités récréatives et sportives liées à l’eau est indéniable. 

« Cette bonification de l’aide financière permettra à un plus grand nombre de jeunes de participer aux programmes. Cette expérience les sensibilisera aux risques de la noyade et ils développeront des habiletés en cas de chute inattendue en eau profonde. »

Marraine émotive

Sylvie Bernier est touchée de près par le sujet des noyades. On se souvient qu’elle a vu son neveu se noyer sous ses yeux lors d’une balade en canot. Elle a livré une allocution émotive, mercredi. 

« Le 24 juillet, ça fera 18 ans que ma famille et moi avons été témoins impuissants de la noyade de mon neveu Raphaël, a-t-elle indiqué avec des trémolos dans la voix. C’est une petite balade de canot qui a mal tourné. À ce moment, il avait 5 ans. 

« C’est étrange parce que j’ai vécu le moment le plus beau et le plus dramatique de ma vie dans l’eau. Ça m’a pris 17 ans avant de ramener du positif à cette histoire. »

La médaillée des Jeux olympiques de Los Angeles a un rêve qu’elle a voulu partager. 

« Je suis grand-maman depuis peu. Lorsque ma petite-fille aura 8 ans, j’aimerais que les 94 000 enfants aient reçu un cours du programme Nager pour survivre afin qu’ils puissent profiter des plaisirs de l’eau en toute sécurité. »