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Allégations contre le chef du Bloc: «C’est un récit troublant»

TVA Nouvelles

Photo Simon Clark

La dénonciation anonyme sur Facebook à l’endroit du chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, à qui une femme reproche anonymement des inconduites sexuelles qui seraient survenues dans un bar de Montréal en 1999, suscite des réactions politiques. 

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«C’est un récit troublant et j'ai toujours été d'avis que toutes allégations doivent être prises au sérieux», soutient le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh.

«On voit présentement au Québec une vague de dénonciations demandant beaucoup de courage et démontrant le manque de confiance qu'ont les victimes en notre système, a-t-il aussi fait savoir. Il les décourage à porter plainte, alors il faut écouter, d'abord, et changer concrètement et profondément cette culture du silence.»

Blanchet nie et demeure chef

Yves-François Blanchet, 55 ans, «nie sans équivoque les gestes allégués. Il invite la personne ayant publié les allégations à porter plainte aux autorités compétentes», a-t-il fait savoir par le truchement de son attachée de presse, Carolane Landry.

Le chef du Bloc «souhaite toujours que la justice puisse être interpellée afin de protéger de réelles victimes de gestes criminels. (...) Il donnera suite à ses activités professionnelles», ajoute le communiqué.

Soutien de Louis Plamondon

Le député bloquiste Louis Plamondon, qui est le doyen de la Chambre des communes, soutient son chef. 

«J’ai pleinement confiance en la déclaration de notre chef Yves-François Blanchet», a-t-il dit, ajoutant être «complètement contre ce genre d'allégations anonymes».

Selon Louis Plamondon, «dans une démocratie, il faut passer par le système de justice. Même si c'est long, c'est long pour tout le monde la justice. Cela dit, il faudrait peut-être un "fast track" dans les cas d'agression».

Dénonciation sur Facebook 

Sur la page Facebook intitulée Hyènes en jupons, une femme raconte qu’elle aurait croisé celui qu’elle appelle d’abord YF en marge du lancement d’un album de la chanteuse Isabelle Boulay. La fête se serait déplacée du Musée Juste pour rire à un restaurant toujours sur le boulevard Saint-Laurent. Selon l'auteure anonyme de la publication, il y avait cette femme, un ami à elle, Éric «Lapointe, son gérant, et une jeune fille de 16 ans qui est la fille d'une personne du milieu».

Un groupe restreint se serait finalement rendu ailleurs puis aurait changé quelques fois d’emplacements.

«Je me suis ramassée, après un moment, dans les toilettes avec YF, allègue la femme. Il m’invitait à faire de la coke. Une fois aux toilettes, il voulait une relation sexuelle en échange de sa coke. J'ai dit "Non!" Il insistait. J'ai continué à dire "Non!" Il était contre la porte, m'embrassait sans mon consentement, levait ma jupe.»

«Il touchait, partout, me suppliant d'au moins lui faire une fellation», mentionne-t-on également dans la publication.

Précisons que ces allégations n’ont fait l’objet d’aucune preuve devant un tribunal.