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Cirque du Soleil: Pierre Fitzgibbon aimerait garder les 200 M$ US

Francis Halin | Journal de Montréal

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Photo d'archives, Didier Debusschère

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon

Le ministre de l’Économie du gouvernement Legault préférerait ne pas avoir à investir 200 millions de dollars américains (271 M$ CA) d’argent public dans le Cirque du Soleil pour le garder au Québec.

«Si Catalyst gagne le processus, respecte les “conditions-Québec”, et qu’ils n’ont pas besoin de l’argent du gouvernement, je vais être très heureux parce que je ne me vois pas investir dans le Cirque, je veux juste lui permettre de rouvrir le plus rapidement», a affirmé hier le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en marge d’une activité.

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Fin mai, Québec a volé au secours du Cirque du Soleil avec un prêt de 200 M$ US d’Investissement Québec (IQ) au groupe d’actionnaires du Cirque, le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).  

Un mois plus tard, le Cirque du Soleil s’est placé à l’abri de ses créanciers. Aujourd’hui, l’entreprise et ses filiales leur doivent près de 2 milliards $. Ses pigistes et sous-traitants ont des paiements en souffrance de 3,1 millions $.

«Conditions-Québec»

Sans nommer Québecor, propriétaire du Journal, le ministre a dit hier qu’il y avait d’autres acheteurs «qui veulent donner un caractère québécois» au Cirque.

Pierre Fitzgibbon a indiqué qu’il est prêt à aider les futurs acheteurs qui garderont son siège social, sa haute direction et son président ici.

Il a répété que le Cirque du Soleil aura besoin de plusieurs années avant de renouer avec les profits et qu’il refusera d’injecter de l’argent public dans un projet de relance qui n’aura pas fait le ménage de ses dettes au préalable.

«Si quelqu’un arrive et veut qu’on l’aide avec le même niveau de dettes qu’avant, on ne sera pas là. On gère l’argent du Québec. Il n’est pas question que l’on embarque dans une structure avec un milliard $ de dettes. Ça serait inconséquent», a-t-il insisté.

– Avec la collaboration de Sylvain Larocque

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