/news/law

Le Parti vert veut l'abandon des charges contre Meng Wanzhou

Agence QMI

Les charges criminelles contre la directrice financière du géant chinois Huawei, Meng Wanzhou, devraient être abandonnées par les États-Unis selon le Parti vert du Canada.

• À lire aussi: L’ex-premier ministre Brian Mulroney appelle Ottawa à réviser sa relation avec Pékin

• À lire aussi: Canadiens détenus : la Chine dénonce la «diplomatie de porte-voix» d’Ottawa

Les verts souhaitent ainsi que le gouvernement Trudeau «exige» que l’administration du président Donald Trump renonce à poursuivre Mme Wanzhou et qu’elle retire sa demande d’extradition «afin que le Canada puisse la faire libérer», a indiqué la formation écologiste par communiqué mercredi.

Meng Wanzhou a été arrêtée le 1er décembre 2018 à la demande des Américains. Elle est soupçonnée d’avoir contourné les sanctions américaines contre l’Iran.

En liberté surveillée en Colombie-Britannique depuis cette date, Mme Wanzhou a perdu une manche en mai dernier afin d’éviter son extradition aux États-Unis pour faire face à la justice américaine. La Cour suprême de la Colombie-Britannique a statué que le crime pour lequel elle doit être poursuivie par la justice américaine est également un délit punissable au Canada, ce qui est une condition essentielle pour aller de l’avant avec une extradition.

«L'administration Trump a abusé du traité d'extradition à des [fins] politiques», a dit le porte-parole du Parti vert pour les affaires étrangères, Paul Manly.

«Cela est devenu évident lorsque le président Trump a proposé d'échanger la libération de Mme Meng contre des concessions dans le cadre d'un accord de commerce, a-t-il poursuivi. L'administration américaine peut choisir de poursuivre la société Huawei ou d'intenter une action civile contre Mme Meng pour non-respect des sanctions iraniennes, mais le Canada ne peut continuer à être utilisé comme un pion dans un différend commercial entre les États-Unis et la Chine.»