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Une semaine de traque: où est Martin Carpentier?

Dominique Lelièvre | Journal de Québec

Une semaine après la découverte énigmatique de son véhicule sur l’autoroute 20, Martin Carpentier demeurait introuvable, mercredi, lors d’une journée marquée également par un virage à 180 degrés dans la stratégie de communication de la Sûreté du Québec.

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Vers 9 h, un appel logé au Service de police de Lévis (SPVL) a ravivé l’espoir de localiser le père de Romy et de Norah, retrouvées sans vie à Saint-Apollinaire samedi dernier.

Le signalement faisait état d’un individu «particulier» dans un boisé au parc des Chutes-de-la-Chaudière, près du lieu de recueillement improvisé à la mémoire de Romy et Norah Carpentier. Le parc a été évacué dans la précipitation pour faire place à un impressionnant déploiement policier impliquant aussi la Sûreté du Québec (SQ).

À 30 kilomètres de Saint-Apollinaire, où se concentre la chasse à l’homme depuis le début, la piste semblait prometteuse, mais elle s’est finalement ajoutée à la liste des tentatives infructueuses pour retrouver Carpentier. Rapidement, les policiers ont établi que l’individu en question était en fait d’une personne en situation d’itinérance n’ayant rien à voir avec le suspect.

«On est rendus quand même à sept jours. Ça fait une semaine aujourd’hui que tout ça a commencé. Dès qu’une information peut être vérifiée, [les policiers] vont prendre les moyens pour valider cette information-là», analyse le policier de la SQ à la retraite François Doré.

Nouvelle stratégie

Après avoir habitué le public à une grande transparence, n’hésitant pas à informer le public sur l’état des recherches, la SQ a fait preuve d’une très grande discrétion mercredi. La police provinciale a indiqué qu’elle ne dévoilerait plus d’information sur l’affaire en cours «à moins d’un développement majeur».

«C’est une stratégie de communication qui a été changée», a offert comme explication Hélène Nepton, porte-parole de la SQ. Cette évolution dans la stratégie a été décidée «afin de ne pas nuire aux opérations qui sont en cours dans le secteur» de Saint-Apollinaire, avait précisé la SQ, sur Twitter, mardi.

Il n’a pas été possible de savoir si le périmètre des opérations faisait toujours cinquante kilomètres carrés, comme lors des jours précédents, ou encore si les effectifs ont été revus à la baisse, possibilité qui avait été évoquée mardi soir.

Vérifications

En fait, la police ne voulait pas même confirmer que les opérations de recherche terrestre se poursuivaient. Néanmoins, Le Journal a pu constater qu’une petite équipe de patrouilleurs en VTT était bel et bien à l’oeuvre à Saint-Apollinaire et à Saint-Agapit, procédant à diverses vérifications, tantôt dans des champs, tantôt dans des boisés.

C’est le cas par exemple sur la rue Dufresne, où, vers midi, un citoyen a rapporté avoir entendu du bruit et «du monde tousser», en soirée, la veille, sur des terres derrière un bâtiment. Il soutenait aussi que des couvertures ont disparu dans le coffre de son pick-up. Il faut dire que, depuis mercredi dernier, les résidents sont à l’affût du moindre indice sortant de l’ordinaire.

Les policiers ont aussi eu recours, une fois de plus, à un drone, pour les aider dans leur travail.