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Des pages de dénonciations disparaissent du web

Bloc ordinateur

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Des pages liées à la vague de dénonciations qui a déferlé sur le Québec dans les dernières semaines, éclaboussant plusieurs personnalités publiques au passage, ont disparu du web lundi après-midi.

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Notamment, la page Facebook du groupe Hyènes en jupons est devenue inaccessible en fin d'après-midi. Peu après, le site internet du collectif féministe a été «rendu privé par son propriétaire», si bien que seules les personnes autorisées peuvent désormais le consulter.

La page Facebook de Hyènes en jupons partageait des témoignages anonymes de gens racontant les agressions dont elles disaient avoir été victimes, tout en nommant leur présumé agresseur.

L'Agence QMI a tenté de joindre le collectif pour obtenir une réaction à la fermeture de ces pages, sans succès.

Une liste qui présentait des centaines de noms de présumés agresseurs ou harceleurs, Dissonnom, a aussi été supprimée du site de blogue Wordpress. Cette liste présentait des noms de personnalités connues, mais aussi de gens inconnus du grand public, sans nécessairement préciser de contexte.

Les différentes pages ont disparu à peine quelques instants après qu'une lettre anonyme dénonçant les méthodes du collectif féministe ait été publiée sur le web et relayé par la page Facebook 7 jours sur Terre.

Dans ce message, une personne soutenant avoir collaboré avec le collectif féministe, avant de prendre ses distances, prétend notamment que le groupe aurait publié de faux témoignages ou enjolivé ces derniers.

La page Facebook Hyènes en jupons s'était taillé une place majeure dans l'actualité la semaine dernière en publiant mardi dernier un témoignage dénonçant le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet. Une femme racontait alors que le politicien l'aurait embrassé et aurait insisté pour avoir une relation sexuelle avec elle alors qu'il était gérant d'Éric Lapointe, à la fin des années 90.

M. Blanchet a démenti ces allégations lors d'une conférence de presse, dimanche. «Je ne suis pas la personne que ce récit invente», avait-il clamé en disant envisager d'éventuels recours pour «allégation diffamatoire».

Éric Lapointe avait aussi fait les frais d'une publication le lendemain alléguant qu'il aurait agressé sexuellement une figurante lors du tournage d'un vidéoclip. Il avait nié «catégoriquement» ces allégations.

Plusieurs autres personnalités québécoises se sont retrouvées dans la tourmente ces dernières semaines en raison d'allégations. Certaines ont démenti les faits qu'ils leur étaient reprochés tandis que d'autres ont présenté leurs excuses pour leur comportement, comme le chanteur Kevin Parent ou l'actrice Maripier Morin.

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