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Une copropriétaire s'inquiète pour la réputation de son bar

Une copropriétaire dont le bar a été identifié par le gouvernement comme un lieu d’éclosion de cas de COVID-19, lundi, s’inquiète des répercussions négatives sur son établissement malgré les mesures sanitaires mises en place à l’intérieur.

• À lire aussi: Quatre bars liés aux récents cas de COVID-19

«La réputation des bars, déjà, était affectée depuis le début de la crise et là, en plus, de se faire montrer du doigt alors qu’on a mis toutes les énergies pour faire le plus attention possible, c’est sûr que ça fait très mal», a réagi Isabelle Corriveau, l’une des copropriétaires du bar Renard, situé sur la rue Sainte-Catherine Est, à Montréal.

Son établissement est l’un des quatre qui ont été identifiés en point de presse par la santé publique, lundi, une semaine après le dépistage massif des clients de bars dans la grande région de Montréal.

Le Nacho Libre, le Minéral et le Mile Public House (Brossard) sont les autres.

Pour Mme Corriveau, le gouvernement joue à un «jeu dangereux» en nommant explicitement les établissements.

«C’est une atteinte à la réputation, selon moi. Il y a des centaines de bars au Québec, et on en nomme quatre. Pourquoi encore plus marteler ces établissements-là, qui veulent juste essayer de survivre?»

«Dans la tête des gens, ils vont sûrement se questionner. [...] Ils vont peut-être y penser deux fois avant de venir, malheureusement, alors que nos procédures qui sont en place sont très, très rigides», regrette Mme Corriveau.

Elle assure que le Renard respecte à la lettre les consignes de la santé publique. Le bar a d’ailleurs fermé durant une semaine dès que les propriétaires ont été mis au courant des cas positifs au sein de l’équipe et tous les employés ont été envoyés vers un centre de dépistage.

«Ça n’a jamais été aussi propre», lance-t-elle.

Le bar a rouvert ses portes vendredi dernier et continuera d’accueillir des clients après avoir été désinfecté dans son ensemble. Les employés dont le résultat du test de dépistage s’est avéré négatif ont repris le travail.

La situation dans les bars a été «circonscrite», même si elle demeure «sous surveillance», a indiqué la vice-première ministre Geneviève Guilbault lors de son point de presse.

«Ce sont des endroits où si les gens baissent la garde, il y a des risques», a de son côté rappelé le conseiller médical stratégique à la Direction de la santé publique, le Dr Richard Massé.

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