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Wall Street freinée dans son élan

Agence France-Presse

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mardi dans un marché dynamisé par les résultats trimestriels plutôt encourageants de plusieurs grandes entreprises, mais miné par la baisse des géants de l'Internet.

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 0,60% à 26 840,40 points.

L'indice élargi S&P 500 est monté de 0,17% à 3257,30 points.

Le Nasdaq a en revanche perdu 0,81% à 10 680,36 points.

L'indice à forte coloration technologique de Wall Street a notamment pâti du recul des actions d'Apple (-1,38%), Amazon (-1,83%), Microsoft (-1,35%), Facebook (-1,50%) et Alphabet (-0,51%), la maison mère de Google.

Selon Quincy Krosby, ces baisses sont liées à des prises de bénéfice et à des réajustements de portefeuille en faveur de groupes de taille plus modeste, comme en témoigne la progression de l'indice Russell 2000 (+1,33%), qui représente 2000 entreprises cotées à Wall Street avec une petite capitalisation.

«Quand il y a des craintes sur la croissance, les investisseurs et les courtiers privilégient les valeurs technologiques, ce qui rétrécit le marché», explique cette responsable de la stratégie marchés chez Prudential.

Au contraire, en période d'optimisme, le marché a tendance à s'élargir à une plus grande diversité d'actions et de secteurs.

La confiance des investisseurs mardi était liée en partie à l'espoir de voir de nouvelles mesures de soutien budgétaire prochainement adoptées par le Congrès, estime Mme Krosby.

Le chef des républicains à la Chambre des Représentants, Kevin McCarthy, a toutefois affirmé mardi sur la chaîne d'informations financières CNBC qu'il n'y aurait sans doute pas d'accord sur un texte avant août.

Cela signifierait notamment la fin d'une mesure qui prévoit le versement hebdomadaire de 600 dollars supplémentaires aux chômeurs américains afin de faire face à l'impact du coronavirus et qui expire à la fin du mois.

Outre-Atlantique, les dirigeants européens ont eux conclu mardi à l'aube un accord historique destiné à soutenir leurs économies frappées par la crise du nouveau coronavirus, basé pour la première fois sur une dette commune.

Ce paquet prévoit un fonds de 750 milliards d'euros, dont 390 milliards de subventions, allouées aux États les plus frappés par la pandémie.

Sur le front sanitaire, «il y a des indications selon lesquelles les taux d'hospitalisation et de décès liés au virus sont arrivés à un pic» dans les principaux foyers aux États-Unis, note Quincy Krosby.

La place new-yorkaise a par ailleurs continué de digérer les résultats trimestriels de grands groupes américains comme le géant des boissons non alcoolisées Coca-Cola (+2,34%), dont les perspectives pour le reste de l'année ont rassuré les investisseurs, contrebalançant l'écroulement des ventes du groupe au plus fort du confinement.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine baissait à 0,6020% vers 16h30 contre 0,6102% à la clôture de lundi.