/news/culture

Bisbille au MBAM: le Conseil des Arts du Canada inquiet

Agence QMI

PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Le Conseil des Arts du Canada juge inquiétant le climat qui prévaut au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), dans la foulée du renvoi de la directrice du MBAM, Nathalie Bondil.

• À lire aussi: Le Musée des beaux-arts de Montréal déjà à la recherche d’un remplaçant de Nathalie Bondil

• À lire aussi: Guerres de pouvoir sur le terrain de jeu du gratin montréalais

• À lire aussi: Nathalie Bondil remerciée parce qu'elle «picossait»

Les circonstances entourant le congédiement avant la fin du contrat de Mme Bondil, qui a suscité un tollé dans le milieu, préoccupent tout particulièrement le Conseil.

«La nature très publique de la crise actuelle, combinée à des problèmes liés à la santé organisationnelle, au leadership, à la gouvernance et à la gestion des ressources humaines, a fait en sorte que nous avons dû informer le musée qu’il avait reçu une cote de situation inquiétante», a exposé l'organisme.

Compte tenu de cette cote, le Conseil compte suivre de près les développements dans la saga du renvoi de Mme Bondil. Le conseil d'administration du MBAM a déjà annoncé qu'il a entamé le processus pour se trouver une nouvelle directrice, tandis que le gouvernement provincial a indiqué qu'il allait examiner le dossier.

Il est à noter que le MBAM fait partie des musées canadiens qui reçoivent une subvention de la part du Conseil des Arts du Canada. La situation «inquiétante» qui y prévaut n'affectera pas nécessairement ce financement, a cependant tenu à souligner l'organisme fédéral dans lequel Nathalie Bondil occupe le rôle de vice-présidente du conseil d’administration .

La bisbille au MBAM a éclaté dans la foulée de la nomination de Mary-Dailey Desmarais à titre de directrice de la conservation. Mme Bondil s'était opposée à cette nomination, selon elle imposée par le conseil d'administration du musée.

Le conseil d'administration, de son côté, a reproché à son ancienne directrice d'avoir refusé de se plier à certaines conclusions d'un rapport préparé par une firme indépendante spécialisée en gestion des ressources humaines.