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Des temps difficiles pour les musées et les galeries d'art

TVA Nouvelles

Au Musée Pointe-à-Callière, toutes les expositions sont accessibles au public, mais les gens sont peu nombreux à en profiter.

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«On le voit avec l'absence de touristes étrangers, même des touristes de l'extérieur du Québec. Habituellement aussi, on a des camps de jour, on a différents groupes. Évidemment, ce n'est pas permis à l'intérieur, donc il y a une baisse vraiment majeure de l'achalandage présentement», explique Eveline Trudel-Fugère, chargée de projets aux communications du Musée Pointe-à-Callière.

La situation est similaire au Musée McCord, où la baisse d’achalandage est notable.

«N'ayant plus de choix, on doit limiter le nombre de visiteurs par heure au musée, donc c'est très clair qu'on a une baisse importante de notre achalandage», soutient Suzanne Sauvage, présidente et chef de la direction du Musée McCord.

Du côté des galeries d'art, la situation est aussi difficile. Les rues sont quasi désertes, les clients sont rares, mais les galeristes restent tout de même optimistes.

«On sent que les gens se permettent un petit peu plus et viennent nous voir, posent des questions et c'est le fun, on sort des œuvres. Et ça nous fait plaisir, on est là pour ça. Tu sais, on ne fait pas juste de la vente», explique Catherine Tremblay, conseillère en art à la Galerie Blanche. 

Plus de temps pour apprécier

Malgré les difficultés engendrées par la pandémie, certains point positifs ont été relevés par les institutions muséales. 

«On a plus de temps pour apprécier les expositions, plus d'espace. On peut s'approcher, donc, des éléments, donc c'est une belle occasion en fait de venir visiter ces musées», souligne Mme Trudel-Fugère du Musée Pointe-à-Callière.

«Les gens qui viennent ici ont des visites uniques d'une certaine façon. On ne retrouve pas la foule qu'on peut avoir normalement quand on visite un musée», mentionne quant à elle Suzanne Sauvage du Musée McCord.